Publié le 23/03/2015 à 00:00 / Jura Agricole

Implantation tournesol

Les performances économiques du tournesol en 2014 confirment l'intérêt de la culture dans les systèmes de production. En terme technique, les enseignements de 2014 rappellent que le choix de la variété et la qualité de l'implantation, notion qui englobe les préparations de sols, les conditions de semis et la maîtrise des bio agresseurs, restent les points clés de la culture.

Réussir son tournesol en 2015

La précocité variétale est le critère de choix majeur dans nos régions. Il peut être tentant pour certains de choisir des variétés un peu tardives pour son secteur de production du fait d'un potentiel de rendement théorique supérieur de ces variétés. Cette stratégie est risquée, comme 2013 et 2014 l'ont rappelé, avec des difficultés de récoltes, des pertes de graines et d'importants coûts de séchage.

Le choix de variétés précoces, voire très précoces (secteurs les plus froids, semis tardif), reste essentiel dans les régions du Nord et de l'Est. Les variétés ½ P sont parfaitement adaptées aux secteurs chauds de la vallée du Rhône.

 

 

Réduire les risques sanitaires en jouant la carte de la tolérance variétale


Parmi les principales maladies régionales, le sclérotinia du capitule et le phomopsis sont à raisonner de façon prioritaire dans le choix variétal. Concernant le phomopsis, le choix de variétés Très peu sensibles ou Résistantes représente une protection suffisante pour s'affranchir d'une intervention fongicide.
La tolérance variétale vis à vis du sclérotinia du capitule permet de limiter les risques si l'on combine comportement variétal et respect des règles agronomiques de base qui limite le risque d'une récolte tardive (précocité maturité, date et conditions de semis).
Le sclérotinia au collet est aussi à prendre en compte notamment dans les sols riches en matières organiques (Limagne, Val de Saône,...).

 

Préparer le lit de semences


Attendre le ressuyage complet avant d'entrer dans les parcelles, quitte à retarder le semis de quelques jours. Le travail du sol a pour but d'obtenir un sol fissuré afin de faciliter l'enracinement du tournesol, plante à pivot qui ne supporte aucun obstacle. La préparation du lit de semences doit aboutir à une terre fine en surface et meuble en profondeur : privilégiez les outils à dents non animés et éviter les herses rotatives. Eviter les tassements et le dessèchement du lit de semences en multipliant les passages. Attendre que la température du sol soit suffisante (8°C à 5 cm de profondeur) et que les conditions climatiques soit optimales pour semer.


Photo : verse due à un mauvais enracinement

 

Semer entre le 1er et 20 avril


La plage optimale pour les semis du tournesol se situe entre le 01 avril et le 20 avril. Il est possible de semer plus tôt mais le risque de manquer de températures favorables à la croissance est important : les cultures stagnent dans les périodes sensibles aux limaces et aux oiseaux.
Inversement Tout retard de la date de semis se impacte la date de récolte avec les inconvénients liés à des moissons tardives : difficultés de récolte, maladies de fin de cycle, pertes de graines, humidité à la récolte, dégâts d'oiseaux,...

 

Obtenir un peuplement homogène


Le tournesol compense mal une hétérogénéité de peuplement, les pertes pouvant dépasser 5 q/ ha.