Publié le 02/04/2015 à 00:00 / Jura Agricole

La chronique ovine



Un colostrum crémeux ne signifie pas qu'il est de bonne qualité

L'importance de la tétée du colostrum pour la survie des nouveau-nés est aujourd'hui clairement établie. Et la concentration du lait en immunoglobulines diminue très rapidement avec le temps. Ainsi, à la seconde traite réalisée 6 heures après la mise-bas, elle est déjà divisée par deux. Douze heures après la mise-bas, il ne reste pratiquement plus d'immunoglobuline. La capacité des brebis à produire un colostrum qui procure une bonne immunité à l'agneau est directement liée à la production laitière. En résumé, une brebis qui fournit beaucoup de lait à la mise-bas a de fortes chances de produire un « bon colostrum ». En cas de panne de colostrum, c'est donc d'abord ces dernières qu'il faut prélever. Et si elles allaitent, le colostrum doit être prélevé dans la demi-journée qui suit la mise-bas. Le lendemain, le lait ne contient plus d'immunoglobulines. Ne vous fiez pas aux colostrums crémeux. Certes, ils sont riches en matière grasse mais ils ne sont pas d'excellente qualité pour autant. La richesse en matière grasse et celle en protéines (dont les immunoglobulines) n'est pas liée.

 

Peser les colostrums pour en évaluer la qualité


Si vous souhaitez tester la qualité du colostrum avec un pèse colostrum, sachez que l'échelle utilisée en production bovine n'est pas valable pour les ovins. La limite qualitative fixée à 50 g par litre est en réalité de 70 g par litre. Cet outil d'un coût de 27 € HT (prix indicatif 2015) se trouve dans les coopératives d'approvisionnement en matériel. Il reste un bon moyen pour discriminer les « bons » et les « mauvais » colostrums ainsi que le réfractomètre.

 

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter plusieurs fiches techniques et vidéos sur www.reconquete-ovine.fr et www.idele.fr.