Publié le 15/04/2015 à 00:00 / Jura Agricole

EDUCATION

12,3 % des élèves ayant fait leur entrée en 6ème accusent un retard scolaire d'au moins un an, selon l'Insee, qui montre que plus le revenu d'une commune est faible, plus les élèves ont un risque élevé d'avoir un retard scolaire.

Le retard scolaire plus fort dans les zones défavorisées

L'étude nationale de l'Insee met en évidence le lien entre le risque de retard scolaire et les caractéristiques sociales du voisinage de l'élève, au-delà de ses seules caractéristiques socio-démographiques ou celles de sa famille. En France, parmi les élèves ayant fait leur première rentrée en classe de 6ème en septembre 2011, 12,3 % accusent un retard scolaire d'au moins un an.

L'Insee souligne qu'il existe une relation forte entre le taux de retard dans les académies et la structure sociale de ces dernières. La proportion d'élèves en retard diminue ainsi rapidement lorsque la part des milieux favorisés parmi les élèves du secondaire ou le revenu médian par unité de consommation augmente.
Avec respectivement 10,4 % et 12 % d'élèves en retard, les académies de Grenoble et de Lyon, aux niveaux de revenus plutôt favorables, affichent des taux de retard inférieurs au taux national.
À l'intérieur d'une unité urbaine, comme celle de Lyon par exemple, les taux de retard scolaire des primo-entrants en 6ème varient considérablement d'une commune à l'autre. Les communes qui
ont les plus forts taux d'élèves en retard sont le plus souvent celles où le revenu médian est le plus bas. Les communes de l'Est lyonnais, mais également un ensemble de communes autour
de Villefranche-sur-Saône, concentrent les populations défavorisées et affichent simultanément les plus forts taux de retard pour les élèves de 6ème. À un niveau encore plus fin, la difficulté scolaire se concentre très fortement dans quelques quartiers de certaines communes, comme Vaulx-en-Velin ou Vénissieux. Les influences des caractéristiques de l'élève et celles de son voisinage tendent à se renforcer mutuellement. Par exemple, pour un élève d'origine sociale défavorisée, la présence d'une forte part d'élèves de la même catégorie dans le voisinage aggrave le risque de retard scolaire.

 CP