Publié le 25/05/2016 à 00:00 / Jura Agricole

Météorologie

Après un mois d'avril déjà très arrosé, la pluviométrie de mai complique aussi bien les récoltes de fourrage que les semis de maïs et les interventions sur les cultures d'hiver...

Calendrier cultural perturbé

Après une seule semaine de sec, que beaucoup ont mis à profit pour réaliser une première coupe ainsi que les semis les plus urgent, la pluie est revenue en force dès la deuxième décade de mai... avec d'importantes précipitations (50 mm) localement sous forme d'orages violents.
Cette situation complique fortement le travail des agriculteurs, qui profitent de la moindre fenêtre météo pour essayer de boucler les travaux printaniers. Les champs peinent à ressuyer, sont impraticables pour les interventions telles que les semis, les traitements en végétation, la fauche... sans parler des conséquences agronomiques de l'engorgement des sols en eau : phénomènes d'asphyxie, difficultés des plantes à valoriser les engrais, etc.


Gare aux limaces !


Sur les céréales d'hiver, la pression des maladies fongiques est élevée, bien que les températures basses ne favorisent pas leur explosion (lire l'encadré sur la septoriose). Seule bonne nouvelle de ce printemps, des populations de pucerons sur feuillage en régression, dont l'effectif ne justifie pas de traitement dans la majorité des situations. Côté maïs, « les semis du 8 mai sont en cours de levée. Il reste encore beaucoup de parcelles à semer, les conditions de la semaine n'ont pas permis aux sols de ressuyer. », constate le dernier bulletin technique de la Chambre d'agriculture de Haute-Saône, qui met aussi en garde vis-à-vis du risque limaces. « Surveillez les levées. Les petites limaces grises sont parfois très nombreuses dans les parcelles avec beaucoup de résidus de couverts en surface détruits tardivement et semées avec peu de travail du sol. Elles sont toutes petites. Elles sont nées cette année avec les fortes pluviométries de mars et avril. Elles sont difficilement atteignables avec les antilimaces ! » Un conseil qui vaut aussi d'ailleurs pour les semis de tournesols.

 

Septoriose


La pression septoriose progresse suite aux pluies contaminatrices de ces derniers jours et à la remontée des températures. Les symptômes de septoriose qui apparaissent actuellement sont ceux des précédentes pluies contaminatrices, la durée d'incubation ayant été plus longue du fait des températures fraîches.
Le risque reste particulièrement élevé pour les parcelles implantées avec des variétés sensibles et qui atteignent le stade dernière feuille pointante ou étalée. La période de risque commence dès le stade 2 nœuds. A ce stade, un traitement se justifie si 20 % de F2 visibles sont touchées (50 % s'il s'agit d'une variété tolérante). Le seuil passe à 20 % des F3 définitives touchées (50 % si variété tolérante) pour un blé au stade dernière feuille étalée.