Publié le 18/04/2017 à 00:00 / Jura Agricole

Entreprises du paysage

L'union régionale Bourgogne-Franche-Comté des entreprises du paysage vient de tenir son assemblée générale le 23 mars en Côte d'Or. L'occasion d'un coup de projecteur sur un secteur en pleine mutation qui a fait du végétal son porte-étendard.

L'Unep se projette dans les métiers de demain

C'est un rendez-vous incontournable pour les entreprises du paysage que cette assemblée générale annuelle. L'occasion de rassembler toute la famille du paysage : entrepreneurs, partenaires, fournisseurs et directeurs d'établissements de formation. Car les métiers du paysage et leurs interactions avec différents corps de métiers sont multiformes, au point que l'on risque de croire que l'on peut s'improviser entrepreneur du paysage en ouvrant boutique sans grandes formalités.

 

La nécessaire professionalisation des métiers


L'objectif de Franck Furtin, président de l'Union régionale qui vient d'être reconduit dans ses fonctions, c'est donc bien « de professionnaliser ces métiers et d'améliorer l'image d'une profession difficile à cerner parfois par les clients potentiels ». La nouvelle identité, imagée par un nouveau logo, témoigne de cette volonté de rassembler et de communiquer plus largement à la fois en direction des particuliers, des entreprises, des collectivités locales -tous clients potentiels- mais aussi et surtout vers les entrepreneurs du paysage qui sont confrontés, comme toutes les professions oeuvrant dans le végétal, à des défis majeurs.
Défi environnemental d'abord, que les Entreprises du paysage ont anticipé (dès 2007) en développant des techniques, des outils et des formations permettant de relever le challenge du Zéro phyto de plus en plus présent.
Défi de la professionnalisation des métiers et de leur valorisation, ensuite, au travers de la communication, de l'information et de la formation initiale et permanente. Pas si facile, quand il s'agit de représenter toute la diversité des entreprises et de mettre en avant les compétences et les savoirs-faire, la nouvelle identité servant de porte-étendard à cette dynamique interne. Pour l'Union des entreprises du paysage, cela passe aussi par la mise en place de règles professionnelles partagées et une attention soutenue à précipiter la disparition de ce qui est assimilé dans le secteur du paysage à « du travail illégal ». Il ne suffit pas de s'installer à la va-vite pour avoir la qualification d'entreprise du paysage. « La réalité » insiste Franck Furtin « c'est qu'on ne s'improvise pas paysagiste ». Pour preuve, l'important réseau école-entreprise entretenu avec différents partenaires institutionnels, comme la MSA, la DIREECTE, VIVEA, les établissements d'enseignements agricoles, etc.

 

Anticiper, s'adapter, innover...


Un troisième défi concerne l'avenir, car c'est une profession en pleine mutation. « Des métiers vont émerger qu'on ne connaît pas encore » prévoit Franck Furtin, « le progrès et les innovations technologiques vont bouleverser nos métiers et les jeunes entrepreneurs comme les jeunes salariés gèreront demain à l'aide de la robotique et de la domotique tout l'environnement paysager ». Les entreprises du paysage estiment qu'elles sont « en première ligne dans la prise de conscience des multiples rôles du végétal », car « les infrastructures vertes représentent un enjeu majeur pour répondre notamment au défi du changement climatique ». Et elles entendent bien assurer l'avenir de leurs différents métiers, en anticipant ces changements, en s'adaptant et en innovant.


A.M.K.