Publié le 03/05/2017 à 00:00 / Jura Agricole

Association des Maires du Jura et FDSEA

Dernièrement, une délégation de la FDSEA du Jura a rencontré le président Bernard Mamet et Fabrice Castro, le directeur de l’AMJ : une rencontre pour un tour d’horizon des sujets communs aux agriculteurs et aux élus locaux.

Une rencontre et des relations renforcées

En introduction de cette rencontre entre deux organisations qui n'avaient pas eu l'occasion de dialoguer depuis de nombreuses années, le président de la FDSEA Christophe Buchet a très vite planté le décor : « Le monde agricole et les élus locaux ont des combats communs à mener. » A l'image des projets de zonages concernant les zones vulnérables et les zones défavorisées qui pourraient, à moyen terme, impacter non seulement l'activité agricole mais plus globalement, nombre de territoires ruraux en matière d'assainssement et d'accès aux fonds européens. Si le résultat des négociations avec les pouvoirs publics pour limiter les incidences de ces 2 projets de zonages ne sont pas pleinement satisfaisants, il faut tout de même souligner l'implication et le soutien de plusieurs maires et de quatre communautés de communes : « Il est évident que ces soutiens ont pesé dans la balance mais il faut nous habituer à davantage travailler ensemble » ; une proposition sur laquelle, le Président de l'AMJ, Bernard Mamet s'est montré très ouvert, considérant l'agriculture comme une activité importante pour l'économie comme pour les paysages du département ; une activité qu'il connait bien puisqu'en tant que Maire des Rousses, il est également amené à gérer les zones d'estives en propriété de sa commune.

Cette première rencontre fut également l'occasion d'aborder la question du foncier et du juste équilibre à trouver entre préservation des espaces agricoles et développement des collectivités locales. Si les débuts ont été un peu difficiles, force est de constater que les dossiers à problèmes ont heureusement tendance à se faire plus rares laissant place à des logiques d'organisation et de planification avec la généralisation des SCOT et des plan locaux d'urbanisme (PLUI) intercommunaux.
Les représentants de la profession agricole se sont dit très favorables à ces outils au service d'un développement organisé des territoires. L'agriculture doit savoir comment l'urbanisation des communes va être conduit à moyen et long terme pour pouvoir elle-même assurer son propre développement. A ce titre, elle souhaite que non seulement les instances départementales soient associées à l'élaboration de ces documents et c'est déjà le cas, mais elle souhaite que localement, des représentants de la profession participent à ces travaux de planification. Il existe des contraintes ou des logiques parcellaires que seuls les agriculteurs connaissent et plus ces éléments peuvent être mis tôt en évidence, plus ils pourront être pris en compte dans l'élaboration globale du document.
Là encore, FDSEA et AMJ sont sur la même longueur d'onde et voient dans un renforcement du dialogue, le moyen pour faire émerger des solutions de consensus répondant au mieux aux enjeux défendus de part et d'autre. Des échanges préalables à la tenue de la commission départementale (CDPenaf) pourraient constituer une partie de la solution.

Parmi les autres thèmes abordés lors de cet entretien, l'approvisionnement local de la restauration collective : Chaque Commune ou groupement de communes est sensible à cette problématique et les organisations professionnelles ont certainement des solutions techniques pragmatiques à apporter et en particulier en s'appuyant sur les structures coopératives. La qualité de l'eau où la encore, il n'est pas nécessaire de se lancer dans une politique d'acquisition foncière à grande échelle alors que la contractualisation avec les agriculteurs porte ses fruits.
Au terme de ces deux heures d'entretien particulièrement constructifs il a été convenu de renouveler ce type de rencontre deux fois par an et d'entretenir des relations informelles beaucoup plus fréquentes.