Publié le 28/06/2017 à 00:00 / Jura Agricole

CHAMPAGNOLE

Les forestiers privés de Bourgogne Franche-Comté se sont retrouvés en assemblée générale à Champagnole. L'occasion de faire le point sur les services que leur syndicat propose et de lancer un appel à de nouvelles adhésions.

Investir pour les générations futures

Maintenir la ressource forestière tout en l'exploitant et en préservant la fonctionnalité des milieux forestiers : les forestiers privés se mobilisent pour répondre à ces enjeux cruciaux et faire reconnaître les services environnementaux rendus par la forêt. Ces propriétaires de parcelles de toutes tailles sont des acteurs du monde rural qui ont pour objectif de permettre le maintien et le développement des forêts et de l'économie qui en découle. Une activité qui est aussi un investissement constant pour les générations futures.

En Franche-Comté, le syndicat des forestiers privés regroupe plus de 2 000 propriétaires, pour une surface boisée de 68 000 hectares. Il est rattaché à Fransylva, le syndicat national des forestiers privés de France ; fédération réunissant 18 unions régionales et 78 syndicats représentant plus de 30 000 adhérents pour plus de 1,5 million d'hectares de forêts.
Ce syndicat régional est composé de trois sections départementales dont celle du Jura que préside Christian Bulle. Le bureau régional comprend 14 membres et la présidence est assurée par Jean-François Joriot.
La vocation de ce syndicat est de défendre les intérêts économiques, fiscaux et moraux de ses adhérents, tant au niveau départemental que régional, de par une participation aux commissions et aux différents comités de pilotage (Natura 2000, chasse, développement de massif...). Le syndicat représente les intérêts de la forêt privée auprès de l'administration, des collectivités territoriales et locales.
Le syndicat ne vit que grâce aux cotisations versées par ses adhérents. Ceux-ci sont informés par le biais d'une revue régionale publiée trois fois par an. Il est aussi un organisme de conseil dans les domaines juridiques, fiscal et de gestion forestière. Le syndicat a souscrit pour ses adhérents un contrat d'assurance de groupe prenant en charge la garantie « responsabilité civile ». La cotisation annuelle inclut donc le coût de cette assurance, mais également les garanties « Défense et recours ».

 

Une reprise de l'activité


Cette assemblée générale a également permis de faire le point sur le marché du bois. Un marché qui, depuis le printemps, semble chercher son souffle, oscillant entre optimisme et pessimisme selon les indicateurs choisis. Quelques chiffres rassurent comme ceux de l'indicateur duu climat des affaires des entreprises du bâtiment, qui gagne un point. Un petit point qui permet cependant aux entrepreneurs d'anticiper une hausse de leur activité dans les mois prochains. La Capeb également confirme cette tendance dans sa note de conjoncture. Le dispositif Pinel et le prêt à taux zéro semblent porter leurs fruits puisque le logement neuf progresse de 2% au second trimestre.
Plus marquant est le montant du déficit de la balance commerciale de la filière bois, passé de 6,1 milliards d'euros en 2012 à 5,7 milliards en 2015. Globalement les sciages ont regagné du terrain tant à l'export que sur le marché intérieur et ceci malgré une production en baisse régulière (-1,5% par an depuis 2010). Le bois progresse doucement dans la construction. Au niveau mondial, les signes positifs viennent des Etats-Unis où la construction de maisons bois continue sa reprise avec une croissance annuelle estimée à 7%.