Publié le 16/10/2017 à 00:00 / Jura Agricole

Notre Agriculture demain

Le Plan régional pour le développement agricole 2017-2022 (PRDA)vient d'être soumis au vote des élus lors de la dernière session du conseil régional. Il s'articule autour de trois axes majeurs : la structuration des filières sur fond d'adaptation et de partage de la valeur ajoutée, La valorisation des métiers et l'accompagnement des jeunes, et le développement des circuits courts.

La Région relève le défi

Près de 300 acteurs du monde agricole ont participé à son élaboration, le PRDA (Plan régional de développement agricole) qui vient d'être voté lors de la dernière session du conseil régional, est déjà connu dans ses grandes lignes. Il avait été finalisé le 3 octobre dernier en présence des élus de la chambre régionale d'agriculture et de la FRSEA. Ce PRDA complète et met en cohérence un ensemble de mesures déjà effectives, notamment celles destinées à pallier les graves difficultés que le secteur agricole connaît actuellement et les effets de la Loi Notre. A ce titre, la Région a repris l'ensemble des aides agricoles que les départements ne pouvaient plus verser, du fait d'une nouvelle répartition des compétences entre Département et Région. Mais ce PRDA 2017-2022, trace aussi à grands traits la vision de ce que pourrait être l'agriculture régionale Bourgogne-Franche-Comté demain. Le premier défi consiste à créer et partager la valeur ajoutée en adaptant les filières et les systèmes d'exploitation individuels, le second à former et renouveler les générations d'agriculteurs et le troisième, à relier l'agriculture au tourisme, à l'environnement et de développer l'energie solaire et la méthanisation.

 

Une « task force » public/privé pour développer les circuits courts


C'est un budget ambitieux, puisque les crédits alloués à l'agriculture sont en augmentation de 5 millions d'euros, pour atteindre 15 millions d'euros. Certaines mesures sont déjà déployées sur le terrain, elles concernent : le soutien à la compétitivité des exploitations et des filières, l'aide à l'installation, l'appui aux appellations protégées, aux signes de qualité, l'accompagnement à l'exportation des produits du terroir et le développement des circuits courts, notamment dans les cantines des lycées. Ce dernier objectif est clarifié : la Région entend que 50% des produits servis dans ses cantines soient produits localement et que 20% de ces produits soient bio. Pour y parvenir la présidente de Région Marie-Guite Dufay met la pression, elle souhaite « mobiliser tout notre territoire sur cette question » et mettre en place « une task force » public/privé réunissant tous les niveaux de collectivités : Département, Agglomérations, Communes. Seul moyen selon elle « de changer d'échelle pour rapprocher l'offre des produits achetés par les consommateurs » en s'appuyant notamment sur « les acteurs privés de la transformation qui savent organiser la logistique ».
Marie-Guite Dufay a aussi rappelé que le soutien de la Région à son agriculture s'était traduit par plusieurs campagnes de communication, au travers de spots à la télévision et des réseaux sociaux. La Région, par la voix de sa présidente, fait sienne la défense « d'une agriculture familiale, solidaire et coopérative, rémunératrice pour chacun, une agriculture en lien avec les enjeux que traversent notre société sur la qualité de l'alimentation, sur la protection de l'environnement, une agriculture inscrite dans une réalité vivante ».
La présidente de Région a aussi insisté sur le fait que l'agriculture et la politique agricole s'intègrent dans un plus vaste ensemble : celui d'une « stratégie globale de défense et de promotion des territoires ruraux vivants et dynamiques », avec le financement des Maisons de santé, du très haut débit dans les campagnes, avec la priorité accordée aux territoires ruraux dans la politique d'aménagement du territoire.