Publié le 18/10/2017 à 00:00 / Jura Agricole

FLAVESCENCE DOREE

Les vendanges terminées, la société de viticulture a lancé un appel aux bonnes volontés pour mener l'opération de détection de la flavescente dorée. Plus de 700 bénévoles se sont mobilisés sur le vignoble.

 90% du vignoble prospectés

Depuis 7 h 30 du matin, le petit groupe de vignerons arpentent le vignoble de Passenans et Saint Lothain. L'objectif est de ne négliger aucune parcelle. La lutte contre la flavescence dorée est une affaire sérieuse. Chaque vigneron du Jura a l'obligation de consacrer une demi-journée ou plus, selon sa surface, à cette prospection mise en place par la société de viticulture du Jura, avec le concours de la Fredon et de la coopérative Terre Comtoise, pour détecter toute apparition de foyer de flavescence dorée. Ce matin, deux autres groupes sillonnent le vignoble. A 13 heures, tous se retrouvent pour un point sur la matinée et un repas. « C'est aussi l'occasion de se retrouver, de parler et de voir les vignes des autres », remarque un vigneron.

La prospection sur le terrain a duré 15 jours et s'est terminée vendredi 6 octobre. Deux secteurs ont été observés. La zone où les deux foyers de la maladie ont été découverts l'année dernière sur Arbois entre dans le cadre de la lutte obligatoire avec une visite systématique de toutes les vignes. La maladie se propage de manière concentrique autour des foyers. Sur le deuxième secteur prospecté cette année, c'est à dire les vignobles de Saint Lothain, Passenans et Frontenay, la prospection a concerné un tiers des surfaces. « Cette année, nous avons changé de voilure, explique le technicien de la chambre d'agriculture. La mobilisation de tous a été importante et elle nous a permis de prospecter pratiquement 90% du vignoble. L'objectif étant de visiter la totalité du vignoble en 3 ans, soit l 'année prochaine... »
« Sur Arbois, nous nous attendions à une progresion de la maladie. Ailleurs, cela semble calme mais nous attendons les résultats des analyses des échantilons par le laboratoire pour confirmer les observations », explique Julie Montaz de la Fredon. Des résultats qui ne sont pas connus dans l'immédiat, tous les vignobles de France procédant à ce type de prospection, à la même époque...

La maladie peut s'exprimer deux ans après la contamination, la vigilance est nécessaire. Cette vigilance, Chritian Pêcheur, vigneron à Darbonnay, l'appelle de ses vœux. Et d'alerter : « Nous avons un problème avec un grand nombre de vignes en friche, abandonnées, et qui n'ont pas été arrachées. Elles peuvent développer des maladies sans que nous puisssions rien faire ».

 

M.R. et I.P.