Publié le 09/05/2018 à 00:00 / Jura Agricole

Maladies sur les pois

Avec l'approche de la floraison, stade important pour la gestion des maladies, et l'évolution rapide des stades des pois de printemps, la protection de ses cultures contre les maladies doit commencer à être réfléchie et raisonnée

Prévoir la gestion des maladies sur les pois

Avec l'approche de la floraison, stade important pour la gestion des maladies, et l'évolution rapide des stades des pois de printemps, la protection de ses cultures contre les maladies doit commencer à être réfléchie et raisonnée. Voici quelques rappels sur les maladies et les stratégies de lutte chimiques selon la pression observée dans sa parcelle.


Diagnostiquer la pression maladie sur pois protéagineux


La pression maladie se diagnostique par l'observation régulière de ses parcelles aux périodes de risques (Plus d'infos sur les symptômes et risques sur le site www.terresinovia.fr).

 

 

Le pois connait une grande diversité de maladies possibles. Cependant, toutes les maladies ne sont pas rattrapables par une protection chimique et d’autres restent rares ou peu nuisibles :

-          Bactériose et aphanomyces sont 2 maladies où il n’existe pas de traitement curatif actuellement. Seule une bonne gestion de son ITK et de son historique peuvent diminuer le risque de ces maladies.

-          Ascochytose (anciennement anthracnose) et botrytis sont les maladies les plus couramment rencontrées et les plus préjudiciables.

-          Mildiou et oïdium sont 2 maladies assez fréquentes mais moins dommageables. A noter que les contaminations secondaires de mildiou sont peu nuisibles.

-          Le sclérotinia sur pois est une maladie peu fréquente. Son risque est fortement lié aux précédents sensibles qui ont été touchés par cette maladie (colza, tournesol, etc).

-          La rouille est une maladie très typique du secteur crayeux de la Champagne. Il est rare d’observer cette maladie en dehors.

Le pilier de la protection fongique du pois est le stade début floraison où un passage est fortement conseillé. Ce passage permet de prévenir les symptômes de botrytis (où il n’existe pas de traitement curatif) et de traiter les symptômes d’ascochytose de bas de tige avant que le couvert se referme (effet « parapluie »). Le programme se complète par la suite durant cette phase de floraison, ou en amont selon la pression maladie (cf. tableau). Le nombre et la période de passage dépendent par la suite de :

-          La culture : le pois d’hiver est plus sensible aux fortes pressions maladies que le pois de printemps

-          La pression maladie de l’année (fortement liée à la météo)

-          L’apparition de symptômes précoces sur le pois d’hiver (notamment de l’ascochytose).

 

 

Rappel sur la réglementation sur l’usage du chlorothalonil

La ré-homologation des produits à base de chlorothalonil en 2016 à entrainer des restrictions plus sévères afin de mieux répondre aux problématiques de la qualité des eaux souterraines. Les dossiers des produits ayant été étudiés au cas par cas, les restrictions sont différentes entre ceux-ci. Afin d’être en accord avec la réglementation, voici les détails des restrictions des principaux produits à base de chlorothalonil autorisés sur pois et féverole.