Publié le 16/05/2018 à 00:00 / Jura Agricole

VINS DU JURA

Après huit années de mandat, Jean-Charles Tissot cède à Franck Vichet la place de président de l'interprofession des vins du Jura.

Franck Vichet élu à la présidence de l'interprofession

Une année de transition, une année élective, l'installation d'une nouvelle équipe et la présidence qui revient au collège du négoce : le programme de l'assemblée générale du comité interprofessionnel des vins du Jura qui s'est tenue mardei soir à Château Pécauld, à Arbois, était tracé d'avance.

Une assemblée qui a permis au président sortant, Jean-Charles Tissot, de passer la main après huit années de mandat. C'est Franck Vichet, ancien président de la société de viticulture du Jura et actuel président de le fédération des crémants de France qui, pour le compte du collège des négociants, lui succède.
Avant de laisser la place, l'ancien président a présenté un rapport moral, sous forme de bilan de mandature. Il s'est félicité de « ne jamais avoir eu besoin de gérer un quelconque conflit ouvert » et a remercié « tous ceux qui se sont engagés en privilégiant le collectif, parfois au détriment de leurs intérêts personnels... ».
Jean-Charles Tissot a parlé de la notoriété et de la reconnaissance du vignoble, de la place prise par la filière dans le paysage économique jurassien (près de 1 000 emplois), des missions export « investissement extrêmement raisonnable qui a permis de faire décoller et de mieux valoriser les ventes »... saluant cette « réussite colective dont chacun doit être fier ! ».

Franck Vichet, le nouveau président


Favoriser durablement l'installation


Il a également dit ses inquiétudes : une année 2017 avec un rendement moyen de 22 hl qui suivait plusieurs années de petites récoltes, des stocks historiquement bas... Et de demander de « laisser planter les vignerons, sans attendre la grosse récolte qui améliorerait la situation. C'est capital d'organiser notre développement. C'est super important si demain on veut encore exister ! »
Outre le travail mené par le CIVJ sur le recensement du foncier disponible, le président a rappelé la volonté de la profession de favoriser l'installation des jeunes. « Il y a vraiement de la place et nous voulons travailler durablement sur ce dossier de l'installation. Mais sans pour autant toucher aux terres du comté et sans prendre le travail de personne ! Avec cette politique d'installation, c'est un plus que nous voulons apporter. Pour nous éviter de subir un développement anarchique. L'enjeu est important. »

 

M.R.