Publié le 24/03/2016 à 00:00 / Jura Agricole

VACCINATION FCO

La commande de l'Etat pour vacciner 8 millions de bovins et 2,5 millions d'ovins ne sera réellement effective qu'à partir de mai 2016. D'ici là, il faut maintenir une distribution priorisée pour gérer une pénurie de vaccins même si les disponibilités évoluent au fil des semaines.

Se faire connaître auprès de son vétérinaire sanitaire

Les disponibilités nationales sont réparties par population d'animaux. Les demandes des éleveurs sont gérées par les vétérinaires qui passent commande directement auprès des centrales de stockage :

• Il faut vacciner tous les animaux pouvant être vendu à l'export ou l'élevage dans l'année. Sans anticipation, les ventes seront plus difficiles. Les élevages demandeurs doivent se faire connaître de leur vétérinaire, dès à présent et pour bénéficier des vaccins dès leurs disponibilités (vaccination au Mérial ou CZV).
• Pour la vaccination des cheptels souches laitiers en vue d'une protection clinique du cheptel (vaccination au Bluevac BTV8 des laboratoires CZV), l'éleveur appelle son vétérinaire pour passer commande et le vétérinaire vaccine les cheptels dans l'ordre de réception des commandes, en suivant le principe du « premier arrivé, premier servi ».
A la reprise de l'activité vectorielle (attendue dans quelques semaines) et tant que les négociations avec les autorités espagnoles n'ont pas abouti, les jeunes veaux de la Zone réglementée devront être issus d'un cheptel vacciné pour être expédiés vers l'Espagne.
• Pour les vaccinations des broutards destinés à l'export, un quota est attribué à chaque élevage allaitant de la zone réglementée. L'éleveur appelle son vétérinaire sanitaire pour programmer la vaccination et choisit les animaux à vacciner. Il n'est pas contraint de ne vacciner que des broutards. Si le besoin dépasse le quota, il convient de se faire connaître rapidement auprès de son vétérinaire.
• Les cheptels souches allaitants pourront bénéficier d'une tournée de vaccination en fonction des doses restantes. L'éleveur appelle son vétérinaire pour se porter candidat et passer commande. En attendant, ces élevages peuvent utiliser le quota-broutard qui leur est destiné.
Le vaccin est, cette année, pris en charge par l'Etat (jusqu'à épuisement des stocks du marché public). L'acte vaccinal, s'il est réalisé par le vétérinaire sanitaire, est à la charge de l'éleveur. Le vétérinaire pourra également facturer sa prescription lorsque l'éleveur vaccine lui-même.
Toutefois, la vaccination devra impérativement être réalisée par votre vétérinaire sanitaire dans les cas où elle est exigée, à savoir : les mouvements d'animaux issus de la Zone Réglementée vers la Zone Indemne et pour l'admission des animaux aux échanges et exportations vers la plupart des pays tiers.


Les conditions de mouvements sont détaillées et mises à jours sur le site internet du GDS : www.gdsfranchecomte.org. Pour tout renseignement complémentaire et pour vous porter acquéreur de vaccin, vous pouvez contacter votre vétérinaire sanitaire.

A savoir :

  • Les éleveurs bovins s'adressent à son vétérinaire s'ils souhaitent conduire une vaccination.
  • Les éleveurs ovins qui souhaitent conduire une vaccination doivent se faire connaître auprès du GDS, qui centralise les demandes.
  • L’Etat prend en charge le vaccin.
  • L’acte vaccinal n’est plus pris en charge par l'Etat depuis le 1er mars (exception faite des rappels des primo-vaccinations commencées avant le 29 février).
  • Les vaccinations doivent être enregistrées dans le registre d’élevage.