Publié le 22/02/2017 à 00:00 / Jura Agricole

AOP COMTE

Le CIGC l'avait dit, les FDSEA du Jura et du Doubs ont largement diffusé l'information dans les cantons lors des tournées d'hiver, cette fois ça y est la révision du cahier des charges est ouverte. Afin d'assurer pleinement leur rôle au sein du CIGC, le collège des producteurs issus des FDSEA – JA organise depuis début janvier une réflexion autour du cahier des charges de l'AOP. Réunis à trois reprises déjà, les producteurs souhaitent synthétiser leurs propositions et les exposer lors des rencontres avec les autres collèges au sein du CIGC.

Les producteurs planchent sur le cahier des charges

Lors d'une première rencontre à Frasne le 12 janvier dernier, président, directeur et directrice adjointe du CIGC sont venus exposer le planning de travail de révision du cahier des charges aux producteurs. En effet, de nombreux échanges entre des groupes d'experts, la commission technique, le CA, l'AG du CIGC puis l'INAO, le ministère de l'Agriculture et la Commission européenne seront nécessaires avant l'application du nouveau cahier des charges. Ce temps d'échanges devrait durer environ deux ans.

Du coté des producteurs FDSEA, JA les choses sont organisées. Participent au groupe de réflexion « producteurs », les membres des sections lait, présidents et ou secrétaires généraux, tous issus d’élection au niveau des cantons. Une soixantaine de producteurs représentant tous les secteurs géographiques de la zone AOP participent aux débats. Et puisque le CIGC a soumis douze sujets de réflexion au groupe FDSEA-JA 25-39, il faut scinder les sujets et recueillir l’avis des producteurs participants sur chacun des grands thèmes.

Ainsi, sur le premier semestre 2017 seront traités les points suivants :

- pâturage,

- taille des exploitations

- alimentation du troupeau,

- fourrages spéciaux et alimentation complémentaire

A chaque rencontre, les producteurs se divisent en trois sous-groupes où sont nommés rapporteurs et modérateurs. La méthodologie permet libre échanges, expression, confrontation et synthèse des différents points de vue. Le fil conducteur qui fait le succès du Comté sert toujours de trame au débat. La création de valeur économique pour tous les acteurs de la filière. Mais aussi, la création de valeur au-delà des acteurs économiques de la filière, parce que le souhait du consommateur doit aussi être entendu, parce que la problématique environnementale ne peut être balayée d’un revers de main, et parce que les conditions de travail doivent être socialement et économiquement acceptable. Les producteurs prennent donc position au-delà des sujets purement techniques. Ces propositions se veulent durables et cohérentes. Dominique Chauvin pour le Jura et Philippe Vivot pour le Doubs pourront ensuite relayer le point de vue de leurs collègues au niveau de l’interprofession puisqu’ils participeront au groupe d’experts. Avec ce fonctionnement, le syndicalisme majoritaire assure la représentation de toutes les visions des producteurs du Doubs et du Jura présents sur la zone géographique de l’AOP comté.

 

Et pour la suite…

 

Chacun l’aura bien compris, le travail engagé se veut long. Cependant prendre son temps c’est aussi pérenniser les échanges et tracer un chemin pour les générations à venir. L’implication des producteurs concernant l’ouverture du cahier des charges est exemplaire. Elle est garante d’un investissement collectif et de la reconnaissance de valeurs humaines au travers de l’AOP comté.

 

Séverine Vivot

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