Publié le 27/11/2017 à 00:00 / Jura Agricole

Vendanges

L’année 2017 s’est montrée sévère d’un point de vue climatique. La vigne en a malheureusement subi les conséquences. La récolte s’en est trouvée fortement altérée et présente des rendements très faibles de l’ordre de – 20 hl / ha.

Un bilan mitigé pour le millésime 2017

Si le cycle végétatif de l'année 2017 a commencé vite et fort, il a été ralenti puis stoppé dès mi-avril par le gel le plus intense constaté depuis 1991. S'en sont suivis des épisodes de grêle début juillet ainsi qu'un stress hydrique causé par des températures plus élevées que les normales de 3,1°C, par rapport à la moyenne constatée de 1981 à 2010. L'ensemble de ces bouleversements climatiques ont touché de manière très significative l'ensemble du vignoble causant des pertes catastrophiques de 50 à 65% selon les situations.


Quelques caractéristiques du millésime 2017


Première caractéristique à prendre en compte : dans un contexte désastreux, la récolte présente malgré tout un bon état sanitaire général. Certes, une homogénéité dans les maturités mais une hétérogénéité des rendements fortement liés aux conditions catastrophiques de ce millésime. A noter également, un niveau azoté faible (sauf en blanc), une acidité élevée en raison de la forte teneur en acide tartrique et une teneur en potassium basse. Le potentiel couleur et tannins, lui, est élevé à ce jour et les premiers résultats en cuivre sont corrects.
Malgré des conditions climatiques défavorables à son développement, la vigne a tout de même été généralement épargnée des maladies. Le mildiou s'est montré timide au cours de la saison et n'a touché que de rares parcelles, n'entraînant pas de pertes supplémentaires. L'oïdium et le black-rot ne se sont quasiment pas manifestés, excepté sur quelques parcelles historiquement très sensibles et sur lesquelles feuilles et grappes ont subi de fortes attaques. Côté ravageurs, rien d'inquiétant excepté la flavescence dorée qui fait l'objet d'une réelle surveillance. La pression des vers de grappe durant les deux générations s'est montrée plutôt faible et peu de perforations ont été constatées. Les ravageurs secondaires (araignées rouges, cochenilles) ont quant à eux été très rares. L'apparition de nouvelles espèces, telles que la sauterelle verte ou la pyrale du buis ont généré une vive inquiétude, bien que sans conséquence sur les raisins.
Quant à la pourriture grise et la pourriture acide, elles sont actuellement peu présentes. Unique précaution à prendre : surveiller de près les parcelles présentant des symptômes réguliers pour réagir efficacement en cas de développement rapide. Enfin, un suivi des drosophiles est opéré depuis mi-juin et continuera jusqu'à la fin des vendanges même si les populations, très faibles, ne donnent pas lieu de s'alarmer.