Publié le 01/03/2018 à 00:00 / Jura Agricole

Trophée du meilleur pointeur de la race montbéliarde

Jules Arnould, à sa huitième tentative, s'est imposé cette année lors du trophée du meilleur pointeur de la race montbéliarde, le 25 février dernier à Paris, parmi les 32 concurrents en lice.

Jules Arnould décroche le titre

Le concours pour le trophée du meilleur pointeur de race (TMPR) montébéliarde a réuni à Paris 36 jeunes âgés de 15 à 25 ans, élèves de l'enseignement agricole ou jeunes agriculteurs récemment installés. Venus se mesurer sur leur aptitude au pointage des animaux, ils devaient juger quatre femelles selon la grille de pointage officielle de l'organisme de sélection : qualités corporelles, corpulence, musculature, membres spécifiques, aplombs, allures, aspect général de l'animal. Comparées à celles d'un jury de référence (composé de techniciens de l'OS), les réponses des candidats ont permis de les départager.
Tous se sont donc retrouvés sur le ring de présentation, le 25 février dès 9h, sous la houlette de Charles Sornay, technicien à l'OS montbéliarde, et chargé du bon déroulement de l'épreuve. Premier challenge pour les candidats, se classer parmi les cinq premiers lors de l'épreuve de pointage. Il s'agissait donc d'évaluer précisément les mensurations des quatre animaux – ceux de la section 4A - sur une trentaine de postes morphologiques – équilibre de mamelle, hauteur aux trochanters, profondeur de poitrine, inclinaison de bassin, angle du pâturon... – pointage qui serait ensuite comparé avec celui réalisé en parallèle par deux techniciens de l'OS Montbéliarde. Les cinq meilleurs sont ensuite venus sur le grand ring pour délivrer leur classement assorti d'un commentaire, avant que le juge ne reprenne en main le concours.


Mordu de sélection depuis tout petit


C'est Jules Arnould, de Ramonchamp dans le département des Vosges, 24 ans, qui s'impose cette année, alors que c'était pour lui la participation de la dernière chance. « C'est la huitième fois que je suis sélectionné pour la finale à Paris, et j'ai atteint la limite d'âge... » Jeune éleveur installé après un BTS PA en alternance, en Faec avec ses parents dans une ferme de montagne avec 110 ha de surface, tout en herbe, et un troupeau de 40 montbéliardes, Jules se passionne depuis tout petit pour la sélection et l'évaluation morphologique. « Dès qu'un technicien venait à la ferme, je ne le lâchais pas d'une semelle et je le harcelais de questions... » se souvient-il avec amusement. « Le pointage est la base du travail de sélection car à chaque poste correspond une fonctionnalité de l'animal : les aplombs pour l'aptitude à la marche, la profondeur de flanc pour la capacité d'ingestion, etc. »
C'est Constantin Chopard, venu de Marast en Haute-Saône, qui se classe à la deuxième place, tandis que le troisième lauréat Hugo Dussouillez, actuellement élève au centre d'élevage de Poisy en Savoie, vient du Jura.

 

 

Alexandre Coronel

 

 

Le palmarès


1 Jules Arnould Ramonchamp (Vosges)
2 Constantin Chopard Marast (Haute-Saône)
3 Hugo Dussouillez Bief-du-Fourg (Jura)
4 Romain Poignard Bouclans (Doubs)
5 Guillaume Hugueny Athesans-Étroitefontaine (Haute-Saône)
6 Émilie Masclaux Solignac-sur-Loire (Haute-Loire)
7 Quentin Minet Brénod (Ain)
8 Victor Pouillard Marigny (Jura)
9 Pauline Monnin Villeneuve d'Amont (Doubs)
10 Manon Roland Voires (Doubs)