Publié le 25/03/2015 à 00:00 / Jura Agricole

Service emploi Jura Sud

Les adhérents du service de remplacement et du groupement d'employeurs DESFI étaient invités à l'assemblée générale annuelle du service emploi Jura Sud.

La prévention des risques au coeur des débats

Cette assemblée générale du service emploi Jura Sud a donné l'occasion d'analyser l'évolution du nombre des adhérents et de l'activité du remplacement et du complément de main d'œuvre. Si globalement, le nombre d'heures de service de remplacement est en diminution d'un peu plus de 15 %, cette baisse est imputable à 3 motifs : les congés maternité / paternité, les congés et enfin, la maladie et les accidents. Concernant ce dernier motif, nous ne pouvons que nous réjouir de le voir en diminution. Pour les congés, l'année climatique 2014 cumulée à un contexte économique difficile peut expliquer la moindre utilisation du SR.

En seconde partie d'assemblée générale, c'est Pascaline Ginet, animatrice au service emploi du Doubs, en charge de la santé et de la sécurité au travail qui est intervenue. Une intervention axée tout d'abord sur une sensibilisation à la prévention des risques et sur un rappel réglementaire des différentes dispositions auxquelles les employeurs de main d'œuvre doivent se conformer. En premier lieu, c'est le diagnostic unique d'évaluation des risques (DUER) qui a fait l'objet d'une présentation détaillée. Ce document est obligatoire depuis 2001 pour toutes les exploitations où l'agriculteur a un lien de subordination envers un salarié, un apprenti ou un stagiaire.

En cas d'accident, c'est la première pièce administrative qui est demandée par la MSA ou l'Inspection du travail. Ce document peut être réalisé soit lors d'une formation collective proposée par Soélis et l'ADF, soit par le biais d'une prestation individuelle proposée par Soélis. Dans les deux cas, les adhérents SR / Desfi bénéficient d'une prise en charge partielle des coûts. A cette occasion, Michel Perrodin et Florent Maheu ont fait part de leur expérience en ayant chacun réalisé cette formalité.

Autres obligations réglementaires : les vérifications électriques, la vérification des engins de levage ou encore la protection des cardants. Ce rappel règlementaire a pu sembler rébarbatif et générer quelques réactions dans salle compte tenu de l'empilement des mesures et surtout, de la durée de validité des attestations : 6 mois pour les engins de levage ! Cela reste toutefois le cadre légal et afin de limiter les coûts pour s'y conformer, une réflexion conjointe entre la FDSEA et la FDCuma est en cours pour organiser des opérations groupées. Les employeurs de main d'œuvre sont particulièrement exposés à cette notion de prévention des risques qui, en cas d'accident peuvent non seulement avoir des conséquences civiles mais également pénales. Mieux vaut donc prévenir que guérir et anticiper pour plus de tranquillité.