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Président de la FDSEA de l'Isère, Jean Robin-Brosse interpelle le directeur du site logistique sur le prix d'achat des produits laitiers et les marges pratiquées |
Mardi 2 juin, la FDSEA et les JA de l'Isère ont poursuivi leur action en bloquant une plate-forme logistique régionale des magasins Leclerc à Saint-Quentin-Fallavier (Isère).
Un tracteur avec une remorque à plateau bloque l'entrée du site logistique Leclerc. Les éleveurs sont calmes, mais ils entendent, par cette action, faire avancer les discussions nationales sur le prix du lait. « 305 euros les 1 000 litres, c'est le prix de base », entend-on.
Les éleveurs ont fait leur calcul, les tarifications appliquées au mois d'avril ne leur permettraient pas de vivre. « Avec un tel prix, je n'aurai aucun revenu en fin d'année », précise un éleveur des Terres froides.
« Moi, je ne sais pas si je vais pouvoir investir dans la mise aux normes de mes bâtiments », poursuit un voisin, qui produit 320 000 litres à lui tout seul. Président de la FDSEA de l'Isère, Jean Robin-Brosse pose de nombreuses questions au directeur de la plate-forme logistique, venu à leur rencontre.
« Combien achetez-vous le litre de lait ? Quelle en est la provenance ?»
Le directeur lui donne quelques éléments : « nous achetons le lait premier prix à 0,48 d'euros TTC le litre, il est vendu 0,55 d'euros en magasin, soit 12 à 13% de marge. La plate-forme logistique ne prend aucune marge, nos frais de fonctionnement sont couverts par la cotisation de nos adhérents ». La comparaison avec la fiche de paie des éleveurs est difficile.
« Il parle TTC, on nous achète le lait HT. C'est du lait écrémé, il faut en tenir compte », entend-on. Une chose est certaine, les éleveurs ont besoin d'une revalorisation de leur travail. Aucun camion n'est entré ou sorti du site pendant toute la matinée.
D'autres éleveurs devaient se relayer, tout au long de la journée, « tant que les négociations interprofessionnelles parisiennes n'aboutiront pas de façon satisfaisante », précisait la FDSEA.


