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Les anciens exploitants du Jura solidaires…
Dégâts de la tempête Klaus
Jura agricole et rural
Publié le:  21 mai 2009
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Une délégation de huit anciens exploitants agricoles du Jura est partie une semaine dans le sud-ouest pour aider les agriculteurs sinistrés par la tempête Klaus. Le témoignage de Jean Noir…

Au mois de février 2009, la tempête Klaus ravageait le sud-ouest de la France. Avec des vents soufflant à plus de 200 kilomètres heure, elle a dévasté une bonne partie des cultures, des petits élevages et des forêts dans de nombreux départements.

Les Landes ont été parmi ceux-ci. Sur un massif forestier de plus d’un million d’hectares, 300 000 ont été ravagés.
Un appel à la solidarité a alors été lancé pour venir en aide aux agriculteurs, pour venir démonter des poulaillers écrasés, envolés ou pliés dans tous les sens, dans une région d’élevage avicole où de nombreuses volailles ont péri et où de nombreuses clôtures ont été écrasées par la chute des arbres.

Reconstruction, bûcheronnage…

La section des anciens exploitants du Jura a donc répondu à cet appel en organisant une expédition de solidarité. En relation avec la FDSEA des Landes, c’est une équipe de huit personnes qui est partie, toute une semaine durant, pour travailler chez des agriculteurs touchés par la tempête. Les Jurassiens se sont répartis en deux équipes : une équipe « tronçonneuse » composée d’André Buchin (Granges-sur-Baume), Pierre Jacques (Molain), Jean-Marie Baud (Cerniébaud) et Roger Roullin (Soucia), qui s’est rendue à Bourriot-Bergonce et Tercis-les-Bains.

La seconde équipe était composée de Jean Noir (Poligny), Jean-Pierre Bailly (Saint-Lothain), Michel Grillot (Barretaine) et Noël Morel (Montagna). Elle s’est déplacée à Pannemarez, dans la région de Dax, à quelque 120 kilomètres de la première équipe. Cette dernière a travaillé à la construction de deux poulaillers achetés en kit, d’une surface au sol de 60 mètres carrés, et dont le montage a demandé deux journées. Puis l’équipe s’est rendue chez une agricultrice pour y réparer les clôtures écrasées par des branchages et pour abattre des chênes situés en bordure de champs de maïs…

Une journée a été consacrée au démontage d’un poulailler à canard, dans des conditions difficiles car ce poulailler était resté en l’état depuis le mois de février.

Puis ce fut le bûcheronnage des chênes tombés sur les clôtures des parcs à moutons. Des chênes énormes, qui avaient été déracinés par la seule force du vent et qui ont produit de 15 à 20 stères de branchages.

« La solidarité agricole existe »

« On a pu se rendre compte de l’ampleur des dégâts, raconte Jean Noir, en traversant les forêts de pins couchés, cassés, versés dans tous les sens. On a vu des bordures de routes avec des glissières de sécurité pliées, des toits de hangars avec des tôles arrachées ou des plaques de fibro cassées. Cette opération a beaucoup marqué les personnes que nous avons aidées. Une solidarité qui réconforte et qui redonne le moral… Bien sûr, ils auraient aimé que l’on reste encore car beaucoup n’ont pas bénéficié de ces aides de main d’œuvre, bien que la solidarité ait joué, beaucoup de départements ayant envoyé des équipes de bénévoles, malgré des frais de déplacement souvent importants… »

Et le président de la section des anciens exploitants du Jura de conclure : « Une fois de plus, on peut dire que la solidarité agricole existe encore et que les anciens sont toujours présents quand il le faut… ».




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