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Prix du lait : le compte n’y est pas !
Jura agricole et rural
Publié le:  11 juin 2009
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Après plusieurs semaines de mobilisation syndicale et de nombreuses heures de négociations, les trois familles de l’interprofession laitière ont fini par conclure un accord à l’arraché à 280 euros les mille litres, en moyenne annuelle.

Cet accord ne nous satisfait pas ! Mais la pire des choses aurait été une absence d’accord.

Toutefois, force est d’admettre qu’au-delà de ce seuil, certaines entreprises avaient atteint un point de rupture alors que d’autres auraient certainement pu faire mieux.
En tant que responsable, je comprends tout à fait la déception des très nombreux agriculteurs et agricultrices qui se

sont fortement mobilisés en espérant que la pression syndicale permettrait d’atteindre au moins la barre des 290 euros.

Je tiens à vous remercier sincèrement pour votre engagement.

Comme d’autres secteurs d’activité, l’agriculture est à son tour frappée par la crise, avec en toile de fond la libéralisation du système prôné par la Commission de Bruxelles. L’intervention a été abaissée à un tel niveau qu’elle est aujourd’hui inopérante. C’est donc le principe du moins disant qui s’applique au niveau des entreprises, dans un marché ouvert où l’approvisionnement à bas coût devient monnaie courante.

Nous devons défendre notre modèle agricole et déplacer la négociation sur un autre terrain. L’accord conclu en fin de semaine dernière n’est qu’une première étape dans la reconquête de la valeur ajoutée. Une clause de rendez-vous a été fixée au mois de septembre prochain pour ajuster les paramètres de l’accord. Il nous reste donc trois mois pour aller chercher les 20 à 30 euros au mille litres qui nous manquent encore, en forçant les pouvoirs publics à appliquer la loi de modernisation de l’économie et en limitant les abus de la grande distribution.

Le problème est complexe et, dans ce contexte, il n’y a pas de place pour les messages simplistes et démagogiques.

C’est pourquoi je vous appelle à rester mobilisés et à poursuivre le combat syndical avec réalisme et détermination.




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