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De bons résultats
Assemblée générale de Franche-Comté Élevage
Jura agricole et rural
Publié le:  11 juin 2009
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Malgré une conjoncture difficile (augmentation des coûts de transport, entraves sanitaires à l’export, récession économique), la coopérative Franche-Comté Élevage tire son épingle du jeu avec une croissance du chiffre d’affaires et de la marge.

L’exercice 2008 n’a pas été une sinécure pour le monde de l’élevage, et la coopérative Franche-Comté élevage n’a pas été épargnée par la tourmente : « Au premier semestre, les cours des aliments se sont envolés, au second la crise financière des subprimes a entraîné des pertes colossales dans les institutions bancaires et a provoqué la récession : les faillites d’entreprises, l’augmentation du chômage entraînent une baisse de la consommation dans les secteurs de l’industrie, des transports, de l’immobilier et des loisirs…

Heureusement nous n’avons pas enregistré de baisse d’activité qu’on puisse attribuer à la crise. Il faut dire que notre secteur est vivrier : on peut choisir de ne pas partir en vacances, mais pour l’instant les gens continuent à manger tous les jours. », déclarait le président Christophe Jacquin. Si la collecte de bovins a augmenté (27 000 bovins viande collectés et triés à La Chevillote et Vellefaux), avec une stabilité des prix, le secteur des veaux a beaucoup souffert « début 2008 la bonne valorisation de la poudre de lait sur le marché a pesé.

En Italie, de gros ateliers d’engraissement ont diminué leur chargement pour répondre aux normes environnementales… » Résultat, un prix moyen inférieur de 100 euros à celui de 2006 pour les veaux de 10 jours, des expéditions en diminution de 20 % dans la région et de 40% vers l’Ouest. « Mais nous n’avons jamais cessé la collecte, contrairement à d’autres intervenants », souligne le directeur Philippe Pierrat.

L’activité «reproducteurs» a concerné 640 génisses et 1 142 vaches : 18% pour l’export, 18 % pour la Franche-Comté et 41 % pour le Centre de la France.

Crise de la production porcine

Du côté des porcs, la situation est paradoxale « le prix à 1,42 euro semble correct, mais avec l’explosion du prix des aliments du bétail les éleveurs n’ont jamais eu un revenu aussi bas : à certaines périodes ils ont perdu de 10 à 25 euros par porc. » L’abattoir de Valdahon, détenu par la filiale « les éleveurs de la Chevillotte » « contribue fortement aux résultats du groupe (45 %) : c’est un outil remboursé, et avec les gains de compétences et de compétitivité, on s’est professionnalisé. » En 2008, 165 000 porcs y ont été abattus, soit 550 à 800 par jour.

« Nous avons un programme d’entretien et d’investissement pour développer cet outil, notamment en créant une boyauderie triperie, mais ça ne se fera qu’en fonction d’une demande du marché », précise Philippe Pierrat.

L’abattoir de Besançon, repris fin 2007 alors menacé de liquidation, semble en bonne voie de rétablissement. « Nous avons renégocié la prestation de l’équarrisseur et réalisé d’importantes économies d’énergie sur le site, ce qui nous donne des raisons d’être optimistes pour la suite. »

En 2008, 13 729 bovins y ont été abattus, ainsi que 5 515 veaux, 17 973 moutons et 115 chevaux. «Pour atteindre l’équilibre, il manque l’équivalent d’une quinzaine de bovins abattus par semaine, ce qui semble tout à fait raisonnable comme objectif. »

D’autant plus qu’un dossier d’abattage de bovins bio, à hauteur de 1 000 animaux par an, est sur le point de se concrétiser. Le directeur a d’ailleurs remercié toutes les équipes du personnel pour leur implication « c’est un challenge de tous les jours, un projet d’entreprise en adéquation du projet politique de disposer d’un outil semi-industriel de proximité. » Concentration du secteur de l’abattage

Enfin l’exercice 2008 a été marqué par une nouvelle étape dans la concentration du secteur de l’abattage. Le groupe Bigard est devenu n°1 européen avec le rachat de Socopa. « Il est devenu incontournable dans la région. Si cette taille lui permet de faire pression sur la grande distribution, nous craignons aussi qu’il soit en position de force face à la production. Le rachat de Socopa est aussi un échec pour le mouvement coopératif », déplore Christophe Jacquin.

Reste que la coopérative Franche-Comté Élevage termine l’exercice 2008 en situation financière favorable, comme l’a démontré le rapport financier. Le chiffre d’affaires s’élève à 49 084 kEuros et permet de dégager un résultat de 385 kEuros. « Avec une progression de la marge ! ».




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