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Prix en otage !
Jura agricole et rural
Publié le:  18 juin 2009
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Depuis des années, les enseignes de la grande distribution débordent d'imagination pour augmenter leurs profits et capter la plus grosse part de marge au sein des filières agricoles et agroalimentaires.

Leur position dominante est aujourd'hui insupportable, dénoncée par tous les récents rapports, même publics, sur la construction des prix alimentaires qui mettent en évidence des niveaux inimaginables de marges brutes que la grande distribution ne conteste même pas ! 37 % de marge sur le lait UHT, 60% sur le jambon blanc en tranche, de 36 à 50% sur 1 kg de pommes, 60% sur le steak haché, 30% sur le bifteck...

Les producteurs et les industriels en ont assez d'être pris en otage ! Les charges d'énergie, de main-d’œuvre, d'intrants, de traçabilité ont augmenté pour tous les opérateurs et il est inadmissible qu'un seul opérateur se serve copieusement en compressant les autres !

Voilà pourquoi les agriculteurs, quelle que soit leur production, sont partie prenante dans l'action de longue haleine lancée par la FNSEA et les JA intitulée « Vérité sur les marges ».

L'observatoire des marges est une victoire syndicale suite à notre mobilisation de novembre et à la conférence revenu.

Mais les Pouvoirs publics ne tiennent pas leurs engagements et ne sanctionnent pas les distributeurs et les transformateurs qui refusent de siéger aux réunions ou de fournir leurs chiffres pour que la construction des prix finaux soit transparente. Les producteurs n'ont pas peur de fournir les leurs !

Il faut sortir de cette loi du silence et « envoyer sans délais les gendarmes de la concurrence dans les rayons de la grande distribution » pour relever les situations abusives et les sanctionner sévèrement, sans passe-droit. Les producteurs seront les lanceurs d'alerte, les radars mobiles et fréquents pour débusquer les excès qui laissent croire que l'inflation alimentaire serait due aux prix des produits agricoles. Il n'en est rien !

Les producteurs de porc, viande bovine, lait, légumes, fruits ou céréales le savent bien et sont au coude à coude dans l'action syndicale avec la ferme intention de voir les lois de la République s'imposer à celles du « Milieu ».




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