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300 m2 de panneaux solaires sur la stabulation !
Bâtiment agricole
Jura agricole et rural
Publié le:  18 juin 2009
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L’inauguration du nouveau bâtiment du Gaec du Ranch a attiré denombreux agriculteurs

Les associés du Gaec du Ranch à Vorges-les-Pins dans le Doubs, éleveurs laitiers, sont depuis  peu producteurs d’électricité. Le nouveau bâtiment des vaches laitières est en effet équipé de  300 m2 de panneaux photovoltaïques.

«Dans quelques mois vous allez  recevoir votre contrat avec le  tarif de rachat d’électricité. »,  explique M. Marguet, le technicien  ERDF, à Guillaume Devaux, lors  du raccordement de la nouvelle installation  au réseau électrique.

En cette journée  ensoleillée du début du mois de juin,  le compteur indique des valeurs « instantanées  » très satisfaisantes. Producteurs  de lait à comté et à morbier en  Gaec père-fils, les Devaux ont mûrement  réfléchi leur projet.

« Nous devions  construire un nouveau bâtiment  pour sortir les vaches laitières du village,  et éviter de couper la rue principale  deux fois par jour. Il faut dire que maintenant  le Ginkobus passe au village six  ou sept fois ! Nous avons aussi choisi une  situation plus centrale par rapport à nos  terrains. »

Les terrains, ce sont environ  130 ha, dont 10 cultivés en céréales et  le reste en herbe. En plus du troupeau  laitier d’une cinquantaine de montbéliardes,  le Gaec du Ranch élève une  soixantaine de génisses destinées au renouvellement,  plus quelques vaches allaitantes  et quelques bœufs. La sœur de  Guillaume, Emmanuelle, s’est pour sa  part orientée vers l’agritourisme avec  une activité chambre d’hôtes et une pension  pour chevaux.

« C’est un des éléments  qui nous a conduits à opter pour  un bâtiment bois : l’aspect intégration  paysagère, la cohérence avec l’activité  chambre d’hôte et la valorisation de  cette ressource régionale. C’est aussi de  là qu’est venue l’idée des panneaux photovoltaïques,  d’autant plus que c’est  plus simple de les intégrer dans un bâtiment  neuf dès la conception. »

Un investissement lourd

La conception du bâtiment bois a été  confiée à l’entreprise Syscobois, tandis  que Somega était retenue pour réaliser  l’étude préalable de l’installation photovoltaïque.

L’étude a évalué les courbes  de production d’après les références locales  en matière d’ensoleillement. Somega  réalise des installations photovoltaïques  depuis sept ans.

« Nous avons  déjà 50 000 m2 de panneaux à notre actif,  dont de nombreux bâtiments agricoles.  Nous prenons en charge toute la  partie administrative des dossiers pour  obtenir l’autorisation des travaux : c’est  une partie assez lourde qui occupe deux  personnes à temps plein chez Somega. Nous gérons aussi le suivi des onduleurs  via un système de monitoring qui  nous envoie des e-mails en cas de problème.  », précise Éric Dubois, responsable  des ventes à Besançon.

« La banque  a aussi réalisé des simulations et nous  avons établi un plan de financement ensemble.  », poursuit Guillaume. En effet,  l’investissement est lourd : 195 000 euros  hors taxe, non-éligible aux subventions.

« Nous avons opté pour un remboursement  sur quinze ans, en ajustant  les annualités à la production électrique.  » Le contrat de rachat de l’électricité  court sur 20 ans, ce qui laisse espérer  une période de cinq ans pendant  lesquels les panneaux photovoltaïques  généreront un revenu complémentaire,  estimé à 21 000 euros par an sur la base  du prix et du rendement actuels.

« C’est  surtout un geste pour l’environnement »,  conclut Guillaume. Sur le plan pratique,  le bâtiment jouit d’une orientation idéale,  sud-sud-est, et les références locales  permettent de tabler sur 1 500 heures  d’ensoleillement par an. La puissance de  l’installation est de 36 kW heures.




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