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L’inauguration du nouveau bâtiment du Gaec du Ranch a attiré denombreux agriculteurs |
Les associés du Gaec du Ranch à Vorges-les-Pins dans le Doubs, éleveurs laitiers, sont depuis peu producteurs d’électricité. Le nouveau bâtiment des vaches laitières est en effet équipé de 300 m2 de panneaux photovoltaïques.
«Dans quelques mois vous allez recevoir votre contrat avec le tarif de rachat d’électricité. », explique M. Marguet, le technicien ERDF, à Guillaume Devaux, lors du raccordement de la nouvelle installation au réseau électrique.
En cette journée ensoleillée du début du mois de juin, le compteur indique des valeurs « instantanées » très satisfaisantes. Producteurs de lait à comté et à morbier en Gaec père-fils, les Devaux ont mûrement réfléchi leur projet.
« Nous devions construire un nouveau bâtiment pour sortir les vaches laitières du village, et éviter de couper la rue principale deux fois par jour. Il faut dire que maintenant le Ginkobus passe au village six ou sept fois ! Nous avons aussi choisi une situation plus centrale par rapport à nos terrains. »
Les terrains, ce sont environ 130 ha, dont 10 cultivés en céréales et le reste en herbe. En plus du troupeau laitier d’une cinquantaine de montbéliardes, le Gaec du Ranch élève une soixantaine de génisses destinées au renouvellement, plus quelques vaches allaitantes et quelques bœufs. La sœur de Guillaume, Emmanuelle, s’est pour sa part orientée vers l’agritourisme avec une activité chambre d’hôtes et une pension pour chevaux.
« C’est un des éléments qui nous a conduits à opter pour un bâtiment bois : l’aspect intégration paysagère, la cohérence avec l’activité chambre d’hôte et la valorisation de cette ressource régionale. C’est aussi de là qu’est venue l’idée des panneaux photovoltaïques, d’autant plus que c’est plus simple de les intégrer dans un bâtiment neuf dès la conception. »
Un investissement lourd
La conception du bâtiment bois a été confiée à l’entreprise Syscobois, tandis que Somega était retenue pour réaliser l’étude préalable de l’installation photovoltaïque.
L’étude a évalué les courbes de production d’après les références locales en matière d’ensoleillement. Somega réalise des installations photovoltaïques depuis sept ans.
« Nous avons déjà 50 000 m2 de panneaux à notre actif, dont de nombreux bâtiments agricoles. Nous prenons en charge toute la partie administrative des dossiers pour obtenir l’autorisation des travaux : c’est une partie assez lourde qui occupe deux personnes à temps plein chez Somega. Nous gérons aussi le suivi des onduleurs via un système de monitoring qui nous envoie des e-mails en cas de problème. », précise Éric Dubois, responsable des ventes à Besançon.
« La banque a aussi réalisé des simulations et nous avons établi un plan de financement ensemble. », poursuit Guillaume. En effet, l’investissement est lourd : 195 000 euros hors taxe, non-éligible aux subventions.
« Nous avons opté pour un remboursement sur quinze ans, en ajustant les annualités à la production électrique. » Le contrat de rachat de l’électricité court sur 20 ans, ce qui laisse espérer une période de cinq ans pendant lesquels les panneaux photovoltaïques généreront un revenu complémentaire, estimé à 21 000 euros par an sur la base du prix et du rendement actuels.
« C’est surtout un geste pour l’environnement », conclut Guillaume. Sur le plan pratique, le bâtiment jouit d’une orientation idéale, sud-sud-est, et les références locales permettent de tabler sur 1 500 heures d’ensoleillement par an. La puissance de l’installation est de 36 kW heures.


