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Des précisions sur les coûts
Projet irrigation
Jura agricole et rural
Publié le:  18 juin 2009
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Les agriculteurs concernés par le projet d’irrigation en plaine du Jura ont découvert le chiffrage réalisé par le cabinet d’étude Merlin et qui porte sur environ 5 500 hectares.

Réunis le 2 juin à Champdivers et le 3 juin à Belmont, les agriculteurs ont découvert le chiffrage du projet « irrigation » par zone.

Les chiffres sont plus élevés que ceux attendus et comprennent l’ensemble des travaux et aménagements : réseaux d’irrigation enterrés, stations de pompage, branchements électriques, travaux connexes.... Pour la Basse Vallée du Doubs, le montant des travaux se situe dans une moyenne de 3385 euros par hectare irrigable, sachant que certaines parcelles descendent à 2 400 euros/ha dans les meilleures situations (plus forte concentration de parcelles engagées).

Certains groupes de parcelles, difficiles à desservir notamment au niveau électrique, grimpent à 5 000 euros/ha. Sur la Basse Vallée de la Loue, le coût hectare est moins élevé : 2 408 euros/ha en moyenne et 1870 euros/ha pour les meilleures situations.

Au cours de cette réunion, Frédéric Demarest de la chambre d’agriculture a apporté des éléments comparatifs entre cultures irriguées et non irriguées, du point de vue technique et économique.
Jean-Claude David pour Interval/ Val Union a rappelé les arguments en faveur du projet d’irrigation et apporté un éclairage prospectif sur les marchés et sur l’impact du réchauffement climatique.

Des interventions qui ont confirmé les agriculteurs dans le choix de moderniser leurs installations d’irrigation et pour d’autres d’investir pour la première fois.

Ce projet entre dans le cadre du plan de restructuration sucre et doit bénéficier d’une aide de l’Europe portant sur environ 80% de l’investissement.

Des réunions pour les propriétaires

Désormais, le train est lancé et les agriculteurs ont marqué leur engagement dans ce projet d’irrigation en cotisant pour les études et la création des ASA (associations syndicales autorisées).

À ce jour, 39 exploitations se sont engagées sur la Basse Vallée de la Loue pour 2 645 ha et 51 exploitations sur la Basse Vallée du Doubs pour 2 845 ha.

La prochaine étape est d’obtenir l’accord des propriétaires fonciers – ils sont plus de 1000 pour la zone concernée. Ils seront invités d’ici une quinzaine de jours à une réunion d’information avec l’ensemble des irrigants. Les agriculteurs sont confiants sachant que cela ne coûtera rien aux propriétaires et qu'ils s'engagent à ne pas augmenter les prélèvements mais au contraire à assurer une meilleure gestion de l'eau.




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