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Succession d’agrandissements pour loger les ovins
Pierre-Olivier Chambeyron
Jura agricole et rural
Publié le:  18 juin 2009
Page 14 

Des tapis roulants ont été installés pour distribuer la ration

Cet éleveur ovin de Panissières a un bâtiment de près de 1 000 m2 qui est en fait une succession d’agrandissements réalisé au fur et à mesure que le troupeau grandissait.

Une chaîne d’alimentation et des tapis roulant pour distribuer la ration ont été installés pour faciliter le travail.

Le bâtiment actuel dans lequel Pierre-Olivier Chambeyron loge 450 brebis et 100 agnelles est une succession d’agrandissements.

Le premier bâtiment a été construit en 1986. Après l’écroulement d’un autre bâtiment, le premier a été agrandi en 1990. Un autre agrandissement a été réalisé en 2002 dans le cadre d’un CTE et de la mise aux normes. Le bâtiment tel qu’il est actuellement fait près de 1 000 m2. Il a été agrandi au fur et à mesure du développement de l’exploitation, tant en surface qu’en nombre d’animaux.

L’éleveur explique qu’il a conçu les successions d’agrandissements « à partir d’idées prises à droite et à gauche, mais surtout de manière à gagner du temps dans l’organisation du travail. »

L’agrandissement de 1990 est un bâtiment acheté en kit. La charpente est faite de poteaux électriques, interdits pour leur usage habituel, assemblés entre eux.

L’éleveur a monté la structure de son bâtiment lui-même.

L’agrandissement de 2002 a été réalisé avec une charpente métallique. Pierre-Olivier Chambeyron a fait appel à une entreprise locale pour la monter. « J’ai fait le choix d’une charpente métallique pour avoir un bâtiment assez de large sans être gêné par les poteaux.

À cette époque, la ferraille était encore compétitive par rapport au bois. » Cette partie de bâtiment a été adossée à l’agrandissement précédant. Un mur séparant les deux parties a été laissé, permettant de séparer deux cases. Le bâtiment est agencé par lots de 50 à 60 animaux. Les cases sont côte à côte, séparées par des petits couloirs d’alimentation.

Chaque case a un accès au grand couloir qui permet de sortir du bâtiment. « Contrairement à un grand bâtiment en long, je peux facilement sortir un lot de brebis, sans en manipuler un autre. » C’est par ce couloir que l’éleveur accède pour affourager ses animaux.

Tapis roulants et cornadis

En 2000 puis en 2003, trois tapis roulants pour la distribution de l’ensilage ont été installés dans les couloirs d’alimentation.

« Ce système est onéreux, environ 80 euros la place en comptant le tapis et les cornadis», précise Pierre-Olivier Chambeyron. Il a récemment acheté une mélangeuse avec l’un de ses voisins. « J’espère pouvoir économiser sur le coût des concentrés en passant en ration mélangée. » Une fois la ration prête (ensilage d’herbe ou enrubannage, foin et céréales broyées), il vient au bout du tapis pour la décharger. L’éleveur démarre une fois par jour ses tapis roulants.

Ils lui permettent de gagner du temps lorsqu’il doit s’absenter de son exploitation pour répondre à ses engagements professionnels. Les deux silos (herbe et maïs) sont situés à proximité du bâtiment, tout comme le stockage de l’enrubannage et du foin.

Pierre-Olivier Chambeyron a choisi les cornadis pour faciliter la manipulation des animaux. « Lorsque je distribue l’alimentation, je bloque les brebis aux cornadis. Je peux ainsi fermer plus facilement les agneaux dans leur case pour les inciter à manger des granulés. Ils sont habitués et c’est plus facile au moment du sevrage. Je me sers également des cornadis pour traiter les brebis. »

L’éleveur ajoute : « j’ai choisi cette forme de cornadis car ils laissent la possibilité de changer de production. Ils conviennent par exemple à l’élevage de chèvres. »

Pierre-Olivier Chambeyron a installé, il y a trois ans, une chaîne d’alimentation pour la distribution du concentré. Elle est démarrée une fois par jour.

Quand tous les nourrisseurs sont pleins, la chaîne s’arrête automatiquement. « Elle permet de gagner du temps et limite la pénibilité, affirme l’éleveur. Avant, il fallait passer par-dessus les barrières avec les seaux. Pour moi, c’est l’investissement le plus judicieux car il enlève de la pénibilité à un faible coût.»

Une trentaine d’abreuvoirs à poussoirs ont été répartis dans les différentes cases (cases des brebis, des agneaux et d’agnelage).

Cases d’agnelages

Les agnelages sont répartis sur trois périodes : septembre/octobre, novembre/décembre et avril/mars. Ils ont lieu dans une partie qui correspond au premier bâtiment, celui construit en 1986. Elle est aménagée de plusieurs petites cases d’agnelages.

Cette partie est isolée et peut être séparée du reste du bâtiment par un portail pour limiter les déperditions de chaleur. Elle communique directement avec l’arrière de la maison d’habitation de l’éleveur, qui a installé une passerelle au-dessus des cases d’agnelages pour accéder au reste du bâtiment. La surveillance des mises-bas s’en trouve facilitée. Selon Pierre-Olivier Chambeyron, « la proximité du bâtiment et de la maison est un inconvénient à cause des odeurs et des mouches, mais également un avantage... »

L’éleveur a implanté son parc de tri à l’intérieur du bâtiment, à proximité des animaux. « Il m’a fait gagner du temps et de la pénibilité. Mais il représente un certain investissement.» À côté du parc de tri, un pédiluve est aussi présent. Une partie du parc de tri est aménagée l’hiver en case pour loger une trentaine de brebis.

Des fenêtres ont été installées sur un des murs du dernier agrandissement. Elles s’ouvrent pour assurer une ventilation quand cela est nécessaire. Mais la ventilation ne semble pas idéale. L’éleveur envisage d’installer d’autres fenêtres pour assurer une meilleure ventilation.




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