RSS
Vers une accentuation des contrastes régionaux ?
France laitière horizon 2015
Jura agricole et rural
Publié le:  24 juillet 2009
Page 4 

D’après les projections démographiques, nous entrons dans une phase d’accélération de la diminution du nombre d’exploitations. Entre 2007 et 2014, le nombre d’exploitations devrait baisser de 4,5 à 5 % par an, au lieu d’à peine 4 % entre 2000 et 2007.

Selon les estimations de l’Institut de l’Élevage, la France comptera 62 000 exploitations laitières en 2014 contre 88 000 en 2007. En 2015, la fin des quotas sera gérée par des éleveurs majoritairement en fin de carrière : 46% d’entre eux auront plus de 50 ans.

D’autre part, les contrastes régionaux s’amplifient entre les zones de plaine à forte densité laitière, les zones de polyculture-élevage et la montagne. Les exploitations de polyculture élevage ont un modèle économique performant mais fragile. Elles peuvent facilement basculer vers d’autres productions, notamment les céréales en fonction de la conjoncture laitière.

De plus, dans les zones de polyculture élevage présentant une moindre densité de production, le maintien d’une bonne dynamique de filière laitière et des services nécessaires aux éleveurs, notamment la transformation est facilement compromis.

Les exploitations laitières de montagne risquent de rencontrer un « décrochage structurel » suite à l’aggravation des écarts de coûts de production avec les autres systèmes et à la faible productivité du travail. Elles vont devoir se démarquer avec d’autres produits pour éviter la concurrence frontale et être accompagnées par une politique spécifique.

Enfin, les zones de plaine spécialisées sont caractérisées par des niveaux de coûts de production optimisés,
des systèmes relativement flexibles avec une importante réserve de
productivité.

D’après les travaux du département économie de l’Institut de l’élevage




Newsletter GRATUITE