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Cette année, les grandes cultures ont bénéficié de conditions météorologiques particulièrement propices |
Après les orges et les escourgeons, les colzas, c’est au tour des blés d’être récoltés dans la région, tandis que rendements et qualités se précisent.
Cette année, tout est bon… sauf les prix », résume Luc Jobard, technicien grandes cultures à Terre Comtoise. Et de détailler : « pas de problèmes en orges où les rendements avoisinent les 70-75 q.
Les blés récoltés avant les pluies de la fin de semaine dernière atteignent des ps jamais vus en terre blanche, entre 80 et 83, tandis que les rendements sont de l’ordre de 75 à 78 q/ha (avec des exceptions bien entendu, jusqu’à 90 q/ha dans certains secteurs) ».
Petit bémol tout de même, des teneurs en protéines du blé un peu inférieures à la normale, un point à relier aux rendements élevés.
Principale explication à ces bons résultats, une année climatique dans l’ensemble favorable, sans incident notable. « Nous l’avons vu lors d’une réunion Arvalis en juin : 2009 est une année à potentiel. » Dans un contexte aussi propice, les différences entre variétés sont quelque peu gommées.
En ce qui concerne les colzas, là aussi la satisfaction est de mise : « Les rendements moyens vont tourner grosso modo entre 40 et 42 q/ha, ce qui signifie une très bonne année pour le colza. Un de nos apporteurs a même sorti 52 q/ha dans une de ses parcelles implantée en Adriana.
Apparemment les quelques ouvertures de siliques constatées avant la récolte n’ont pas vraiment compromis les potentiels de rendement. À noter quelques exceptions comme les parcelles qui ont rencontré des problèmes d’implantation et ont parfois dû être ressemées. »
Marchés en berne
Pour les maïs, les sojas et les tournesols, enfin, tout semble aller pour le mieux pour l’instant. « La végétation des tournesols est plutôt exubérante, et j’espère qu’ils vont rester debout. Mais cette culture est en avance, ce qui promet des conditions de récolte plus favorables que celles de l’année dernière. Les maïs sont aussi très beaux : même ceux qui avaient eu un peu de mal avec la fertilisation localisée ont bien rattrapé. Enfin les sojas sont aussi très fournis. »
Côté marché, la tendance n’est pas franchement enthousiasmante. « Tous les agriculteurs nous demandent si ça va s’arranger, mais personne n’est capable de prévoir si cette situation de repli des marchés va se poursuivre. »
Avec en arrière-plan une bonne campagne céréalière dans les pays du Maghreb et un début de campagne morose à l’export contrairement à l’an passé. Les prix proposés aux agriculteurs sont en rapport, tandis que les charges n’ont pas régressé. Seule note optimiste, la baisse du prix des engrais.


