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Lutte contre les ravageurs
Limaces, méligèthes, altises...
Jura agricole et rural
Publié le:  07 août 2009
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Qui dit printemps humide, dit limaces... quant aux méligèthes, la technique dite du mélange variétal permet de limiter les dégâts ainsi que le recours à des insecticides préjudiciables aux abeilles.

Le printemps 2009 a été relativement bien arrosé, ce qui a pu profiter aux populations de limaces.
Or le colza d’hiver est sensible aux attaques de limaces pendant la période de germination jusqu’au stade trois-quatre feuilles.

« Dans les situations où un risque existe, appliquer un molluscicide juste après le semis en conditions humides, ou bien si le semis est réalisé en conditions sèches et que des précipitations sont annoncées avant la levée ou en cours de levée, intervenez en début de période humide sans attendre les premiers dégâts. »

En parallèle, l'observation des limaces par piégeage permet de suivre leur activité. Pour cela on disposera quelques microgranulés de molluscicide sur un support (tuiles, planches…) posé sur le sol. « Ne pas attendre les premiers dégâts pour intervenir car il est déjà trop tard ! »

Côté méligèthes, la lutte passe d'abord par la réussite de l'implantation (voir ci-dessus) : les dégâts seront plus importants sur un colza qui a des difficultés à s’alimenter au printemps. L'environnement cultural de la parcelle a aussi son importance.

Sur une même zone agricole dans laquelle le colza est peu représenté (<10% de la Scop) il y a intérêt à regrouper les parcelles de colza afin d’éviter le phénomène de concentration d’une forte population de méligèthes sur une faible surface. Il est souhaitable de ne pas emblaver de colza dans des parcelles de petite surface et de plus, isolées. Il faut également faire attention aux parcelles situées en bordure de zone boisée.

Un piège dès les semis

Les insectes sont nombreux à hiberner dans ces secteurs et sans avoir besoin de conditions de vol optimales, les méligèthes se portent alors directement sur les plantes en boutons disponibles à proximité dès les premiers réchauffements.

Il est conseillé de mettre une cuvette jaune dans la parcelle dès le semis.

Le piège est attractif en raison de sa couleur. Il va être utile pour piéger tous les insectes d’automne (petite et grosse altise, charançon du bourgeon terminal) et de printemps (charançon de la tige, méligèthe).

Depuis 2004 des expérimentations menées par la Protection des Végétaux et le Cétiom ont testé l’efficacité d’une bande piège de variété précoce (colza ou navette) et d’un mélange de deux variétés (10% de la variété dite piège, précoce et haute avec 90% d’une variété dite d’intérêt plus tardive et plus courte).

L’idée est d’attirer les méligèthes en priorité sur des plantes plus précoces et plus hautes et les donner en appât afin de préserver le reste de la parcelle. Même si les caractéristiques agronomiques de la navette semblent les plus intéressantes pour ce type de piège, la pollution occasionnée (plante riche en glucosinolates) et la réglementation pour implanter cette bande sur jachère qui ne pourra pas être récoltée sont un frein à son développement.

Mais le semis d’une bande piège de colza précoce tout autour de la parcelle doit continuer à être travaillé notamment la largeur minimale pour juger de son efficacité.

La technique du mélange variétal semble donner des résultats dans un contexte de populations méligèthes moyen à faible. L’expérimentation montre l’intérêt de semer en mélange avec Grizzly (variété tardive et courte) une variété comme Olphi et Caribou qui va servir de piège. Toutes les variétés précoces ne montrent pas la même efficacité. (Corail, Zeruca, RNX 1208).

D'après les données Cétiom




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