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Salariés
Publié le:  27 août 2009
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Le cas des fruits et légumes est exemplaire. De plus  en plus, la compétitivité des filières agricoles dépend  aussi des conditions d’emplois des salariés  des exploitations.

Certes, la protestation contre  le coût des charges sociales est, en France, un sport national. Mais pour certains secteurs dont la proportion en main-d'œuvre  est importante, elle n’est pas dénuée de fondement.

On ne peut pas demander à des producteurs français de lutter  contre des concurrents qui ont deux fois moins de  charges salariales quand ces salaires représentent plus du  tiers des coûts de revient.

Ce qui est vrai des fruits et légumes  le sera bientôt pour d’autres productions comme l’élevage  hors sol, la viticulture ou encore certaines grandes cultures.

N’oublions pas que plus de la moitié des exploitations  françaises emploient des salariés non familiaux. Le  problème de l’agriculture du pays est en grande partie un  problème d’emploi. Cela veut dire charges sociales mais  aussi formation, conditions de travail et capacité à attirer  les meilleurs.

Une étude sur la productivité du travail en arboriculture,  publiée par le ministère de l’Agriculture, révélait  récemment que la valeur ajoutée d’un salarié agricole  néerlandais est 50% supérieure à celle d’un salarié agricole  français ou allemand. Il serait intéressant de savoir  pourquoi.

En s’attaquant à la question de la compétitivité  de la filière fruits et légumes, les professionnels et le ministre  devront bien se colleter à ces problèmes d’entreprise,  au fond classiques en industrie.

Et, peut-être, regarder  ce qui s’est fait dans d’autres domaines et d’autres pays pour  en tirer des leçons. En attendant, bonnes vacances pour  ceux de nos abonnés qui en prennent. Rendez-vous au  31 août pour la prochaine édition d’Agra Presse




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