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Thomas Leplaideur, Geoffrey Thomas et Bertrand Monot, trois techniciens au service des propriétaires privés |
Pour réduire le morcellement des parcelles privées et valoriser l’exploitation forestière du Haut-Jura, la chambre d’agriculture du Jura et la CRPF ont lancé un plan de développement de massif sur le secteur de Longchaumois. Les résultats obtenus depuis deux ans, les poussent à renouveler l’expérience sur le secteur de Morbier.
Dans le Jura, pour optimiser leurs actions, la chambre d’agriculture et le centre régional de la propriété forestière ont regroupé l’ensemble de leurs moyens au sein de l’association Adefor 39.
Et, avec le renfort de Bertrand Monot et de Geoffrey Thomas, celle-ci fédère autour de Thomas Leplaideur les actions menées en faveur des propriétaires privés, en particulier dans le cadre du plan de développement de massif qui a été mis en place dès 2007 – le premier en Franche-Comté – sur quelque 5 000 hectares de forêt privée, appartenant à 970 propriétaires sur le secteur de Prémanon – Longchaumois – La Mouille.
Pour lutter contre le phénomène des parcelles non gérées, avec de repeuplements trop vieux, les techniciens appuient leur action sur le développement du relationnel avec les propriétaires privés.
En particulier « ceux qui ne vivent pas de la forêt et n’en attendent pas systématiquement de retours économiques ».
Au début de l’année 2007, un courrier-enquête a été adressé à tous ceux qui étaient recensés. Le but était d’évaluer leurs besoins puis de leur proposer une visite-conseil gratuite. Démarche qui n’a été possible qu’avec le soutien financier des collectivités locales…
« Avec 25% de retour, le taux de réponses a été énorme, se souvient Bertrand Monot. Nous avons bien senti l’attente de ces propriétaires pour la gestion de leurs biens. »
Quelque 210 visites-conseil ont ensuite été réalisées. « À chaque fois, nous avons établi un check-up complet des parcelles, poursuit le technicien. Nous avons voulu apporter un regard sylvicole objectif, sans proposer de prestation. À chaque fois l’approche a été personnalisée, allant de la reprise en mains jusqu’à l’abandon de la parcelle. C’est notre lecture de la forêt que nous avons voulu enseigner aux propriétaires, en leur montrant qu’il n’était pas difficile, en matière de gestion, de faire un peu mieux que les propriétaires qui les ont précédés… »
Des aides à la restructuration
Ensuite peuvent intervenir différents prestataires, des experts forestiers qui proposent un service sur du long terme, en programmant les travaux de gestion sur plusieurs années, avec pour ambition d’optimiser la valorisation de la forêt.
Ainsi, grâce à ce programme, plus de 12 000 m3 de bois ont été marqués sur les deux premières années et 8 000 m3 exploités.
Une collectivité comme le conseil général a bien senti la nécessité d’apporter son soutien à la restructuration d’un massif où le morcellement des parcelles est un véritable frein à la gestion. Pour cela, il octroie des subventions pour financer une partie des frais d’acte notariés en cas de transmission d’une parcelle riveraine : 50% de ces frais pour les parcelles de moins de deux hectares, 30% de ces frais pour les parcelles de 2 à 5 hectares.
Les résultats obtenus sur les deux premières années de ce programme de massif sont très encourageants. À tel point qu’un deuxième programme sera lancé sur la zone nord du massif (secteur de Morbier, Bois d’Amont, Bellefontaine).
Une restructuration de 21 000 hectares, qui concernera environ 5 000 propriétaires privés et quelque 22 000 parcelles.


