Le monde agricole subit une conjoncture défavorable qui touche la quasi-totalité des secteurs de production. En effet, des niveaux de prix à la production fortement dégradés se traduisent par des trésoreries exsangues et des perspectives de revenus annuels en baisse.
Aussi, pour apporter un peu d'air aux exploitations, la FNSEA demande que la France applique la disposition, ouverte par la Commission Européenne, de paiement dès le 16 octobre prochain, de 70 % des soutiens de la Pac.
Tous les indicateurs économiques de l'agriculture sont au rouge et mettent en évidence la dégradation forte de la compétitivité de notre secteur, notamment sur le marché européen. Nous sommes lourdement pénalisés par nos conditions générales de productions, le coût du travail et les carences de l'organisation économique. De nouvelles taxes nationales venant encore peser sur nos activités ne sont pas acceptables.
Comment le Gouvernement pourrait imposer une charge nouvelle telle que la taxe carbone dont les estimations de montant correspondent à deux points de revenu agricole.
Pourquoi faire payer les émissions de CO2 sans tenir compte des apports positifs à leur captage ? Jusqu'où veut-on aller pour charger une barque qui commence à prendre l’eau de toutes parts.


