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300 hectares de miscanthus pour 2010
Cultures énergétiques
Jura agricole et rural
Publié le:  03 septembre 2009
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Les réunions d'information sur la culture de miscanthus ont permis de toucher environ 150 exploitations sur la Côte-d’Or, le Jura et la Saône-et-Loire.

À l'issue de ces réunions, le bilan est satisfaisant. Nous savons que le miscanthus n'a pas vocation à prendre la place des cultures traditionnelles. Il ouvre une porte de diversification avec un prix garanti sur 15 ans et il peut être une bonne alternative dans les parcelles éloignées ou encore en zones sensibles ou de puits de captage », estime Philippe Bejot, chargé de mission du groupe cultures énergétiques DR-PRN Bourgogne - Franche-Comté, qui animait ces réunions en partenariat avec la chambre régionale.

Les contrats vont maintenant pouvoir se mettre en place entre les agriculteurs intéressés et les deux entreprises régionales engagées dans le développement de la filière miscanthus : principalement la société Bourgogne Pellets à Aiserey et la coopérative de déshydratation de Baigneux-les-Juifs, déjà rodée à la production d'énergie à base de biomasse (granulés bois, méthanisation....). La plante pourra être valorisée en énergie dans des chaudières poly combustibles mais aussi en litière, paillage, en matériau de construction ou dans la plasturgie.

Dans le cadre du programme de restructuration national sucre, les exploitants bénéficient d'aides européennes portant sur l'implantation de la culture, le stockage et l'achat de matériel de récolte.

Les dossiers doivent être déposés au 30 septembre même pour une implantation en 2011 (voir ci-dessous).

Le miscanthus est éligible à la Pac et il y a possibilité d'activer un DPU jachère.

En avril 2009, 40 exploitations ont implanté 104 ha sur les départements de Côte-d’Or, Jura et Saône et Loire. Pour développer la filière, 1 000 hectares seront nécessaires dans un rayon d'environ 50 km autour de l'usine Le Miscanthus Giganteus Ces réunions ont abordé les aspects techniques et économiques de la culture.

Les rhizomes de miscanthus provenant d'Angleterre sont conservés en frigo.

La plantation, en avril, peut se faire dans tous types de sols, le miscanthus se plaît particulièrement en limons, mais pas en sols superficiels et inondables. Le coût d'implantation de 3 200 euros/ha (plants et planteuse) est échelonné sur 7 ans par l'usine. La plante ne doit pas être en concurrence avec les mauvaises herbes c'est pour cette raison que l'on applique 2 à 3 traitements herbicides la première année.

Les feuilles sèchent et tombent pendant l'hiver, ce qui crée un mulch. La plante n'a plus besoin d'engrais et cela ne semble pas dégrader la teneur en P et K du sol. La première année on ne récolte pas mais on procède seulement à un broyage en février-mars. Plus aucun produit phytosanitaire n'est nécessaire après les deux premières années.

La deuxième année, la récolte, qui s'effectue de février à fin mars à 80% de MS, ne représente que 50 % du potentiel.

Par la suite, le potentiel variera de 12 à 20 tonnes de MS par ha, selon le type de sol. Les tiges sont conditionnées principalement en bottes carrées.

Des entreprises agricoles peuvent assurer la récolte si l'agriculteur n'est pas équipé.

Après stockage à l'abri de l'humidité (bâtiment, bâche…), le miscanthus sera transformé en pellets dans les 6 mois qui suivent la récolte. Le prix de base est de 70 euros/Ttde MS, ce qui représente une marge moyenne d'environ 400 euros par ha/an pour un rendement de 16 t/ha. La culture est pleinement bénéficière à partir de la sixième année (fin d'amortissement de l'implantation).

Le contrat pluriannuel de 15 ans peut être prolongé au-delà. La valorisation du miscanthus passe aussi par le développement de débouchés, ce à quoi s'emploie la société Bourgogne Pellets en s'adjoignant un service proposant des chaufferies polycombustibles.

Contact : bourgogne.pellets@free.fr. La société sera également présente à la foire de Longwy-sur-le-Doubs, les 26 et 27 septembre.


Des aides européennes

Pour la prochaine campagne, les dossiers 121 C7 diversification des activités agricoles, doivent être déposés avant le 30 septembre 2009 (pour implantation 2010-2011) à la DDAF ou DDEA du département du siège de l'exploitation. Celui-ci doit être situé dans la zone éligible : Finage, Val d'Amour, Basses Vallées de la Loue et du Doubs, la Bresse et la commune d'Arbois.

Ces mesures concernent les agriculteurs qui auront signé un contrat de production avec un industriel local. Les subventions pour les coûts d'implantation et le matériel de récolte (manitou, presse, faucheuse...) sont de 40 % en zone non défavorisée et 50 % en zone défavorisée (+10 % pour les installations récentes, JA).

Le plafond subventionnable en matériel concerne un investissement de 70 000 euros au maximum par exploitant avec une transparence Gaec jusqu'à 3 associés et pour un minimum de 5 ha de culture énergétique. Les Cuma peuvent bénéficier de ces subventions. Les mesures prévoient également une aide au bâtiment de stockage (25m2/ha de culture énergétique).

Si vous souhaitez développer cette culture sur votre exploitation et déposer un dossier avant le 30 septembre 2009, il faut contacter la société Bourgogne Pellets au 03 80 63 01 57.




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