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Soigner la préparation du sol
Prairies temporaires
Jura agricole et rural
Publié le:  03 septembre 2009
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L’implantation prairiale de la fin de l’été permet une exploitation dès le printemps suivant

Une prairie temporaire implantée à la fin de l’été offre l’avantage d’être productive dès le printemps. Toutefois une bonne préparation préalable du sol est indispensable pour favoriser l’enracinement du couvert.

Déconseillés dans les zones de montagne en raison des risques de gel précoce, les semis de fin d'été présentent l'avantage de permettre une production importante dès le printemps suivant.

Premier impératif à prendre en compte, la date d’implantation : il faut semer le plus tôt possible dès les premières pluies qui suivent la récolte du précédent. Selon les situations pédo-climatiques, les espèces choisies et leur vitesse d'installation, les semis peuvent être réalisés plus ou moins tard en saison.

Avant les premières gelées, il faut que la plante puisse atteindre le stade 4-5 feuilles pour les graminées ou 2-3 feuilles trifoliées pour les légumineuses.

Si ce n’est pas le cas, une forte baisse du rendement du premier cycle pour le ray-grass d'Italie est probable, voire la destruction des jeunes semis par le gel plus de deux années sur 10 pour les autres espèces (température < à -5° C pour le ray-grass anglais et -8°C pour les autres espèces).

Le choix de l'itinéraire dépend souvent du contexte dans lequel se situe l'agriculteur : motivation, matériel, type de sol,... mais quelques écueils doivent être impérativement évités, tels la présence d’amas de résidus de récolte, les zones compactées ou les creux en fond de labour.

Une préparation soignée du lit de semence est la meilleure garantie contre les aléas climatiques !

L’objectif est d’obtenir un sol bien rappuyé, sans discontinuité marquée et se ressuyant très vite en surface. Un sol ainsi préparé sera bien exploité en profondeur par les racines.

Pour cela le labour sera souvent nécessaire, particulièrement en sols non argileux, en sols compactés en profondeur ou encore ayant souffert de conditions de récolte du précédent (ornières, ...). De même, le labour est indispensable dans les sols qui se ressuient mal.

Jouer la sécurité

Hormis dans les situations argileuses en conditions sèches, dans lesquelles l'horizon de surface ne sera pas suffisamment affiné, le semis sur labour est la technique la plus sûre. En effet, le labour permettra d’obtenir une structure du sol fine en surface, exempte de résidus végétaux et avec peu de repousses. Il permettra d'implanter correctement une prairie en sol mal nivelé ou compacté en profondeur.

En sol argileux et sec, le labour d'été peut nécessiter de rester ouvert environ deux semaines sous l'action du climat.

La structure s'affinera et des levées d'adventices pourront avoir lieu en surface.
Par contre, en sol de limon, le sol doit être refermé immédiatement après le labour.

Les techniques simplifiées de travail du sol ont l'inconvénient de limiter le ressuyage du sol, ce qui n'est pas favorable à l'implantation des cultures en sol hydromorphe.

Contact sol-graine

Les semences des plantes fourragères ont une spécificité dont il faudra tenir compte dans la préparation du sol. Elles sont de très petite taille : 2 à 4 mm de long, moins de 1 mm d'épaisseur pour les graminées et moins de 1 mm de diamètre pour les légumineuses. Pour que les semences puissent être humectées et germer dans de bonnes conditions, il faudra donc assurer un contact étroit de la semence et des jeunes radicelles avec la terre.

Compte tenu de la faible taille des semences, ce contact n'est correctement réalisé que si le lit de semences est homogène, fin et bien émietté, les plus grosses mottes de terre ne dépassant pas 3 cm de diamètre. Les grosses mottes empêchent en effet les jeunes plantules de lever.

Ce lit de semence, où idéalement on peut se déplacer à vélo, s’obtient par un fort rappuyage du labour avant le semis.

Appuyez fortement le labour avant le semis. L’utilisation d’un cultipacker ou d’un croskill favorise le passage de l'eau dans le sol vers la graine et évitera les sols creux. Il permet un semis régulier à 1 ou 2 cm. Attention toutefois dans les sols où il existe des risques de formation de croûte de battance de ne pas utiliser de rouleau lisse. La création d'un micro-relief de surface après le semis limite la formation des croûtes de battance.

D’après la documentation du GNIS




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