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Les échéances de la rentrée
Lait, fruits et légumes
Jura agricole et rural
Publié le:  03 septembre 2009
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Un conseil agricole européen le 7 septembre sera largement consacré au problème laitier, émaillé peut-être par une grève des livraisons de lait et par une issue au dossier reprise d’Entremont. Une table ronde sur les fruits et légumes se tiendra le 22 septembre, suivie par la remise d’un rapport français, le 29 septembre, sur les aides aux organisations de producteurs que Bruxelles veut voir remboursées.

Aux difficultés de ces deux secteurs s’ajouteront, sans doute, les difficultés des éleveurs de porcs et des producteurs de bovins à viande, le tout dans un contexte de préparation la loi de modernisation agricole qui a déjà démarré.

Ni les professionnels ni les politiques ni les agriculteurs eux-mêmes ne vont chômer dans les jours qui viennent : cette rentrée 2009 va être celle d’échéances majeures pour des domaines importants de l’agriculture française.

Le prix du lait, les marchés des fruits et légumes, ceux du porc et de l’élevage bovin sont autant de dossiers qui vont motiver des actions syndicales, des rencontres européennes, des tables rondes et réunions de concertations françaises.

Grève du lait et le sort d’Entremont

Premier dossier, celui du prix du lait. Tandis que l’accord interprofessionnel continue de s’appliquer avec difficulté, les avocats d’une grève des livraisons de lait ont annoncé que celle-ci aurait lieu autour du 7 septembre. La raison : il s’agit de la date de réunion d’un Conseil des ministres de l’Agriculture, en partie consacré à la discussion sur les mesures préconisées par la Commission pour réguler le marché laitier.

Un autre événement pourrait venir changer l’équation sur le prix laitier : la solution retenue pour l’avenir d’Entremont, qui fait l’objet de négociations pour une reprise partielle ou totale avec les groupes Lactalis ou Sodiaal. Très engagé sur le dossier d’Entremont, ce ténor français du lait qui refuse de payer le prix décidé par l’interprofession (Cniel), le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire s’était engagé à ce qu’une solution de reprise soit trouvée pour fin août.

Un tel événement avant le 7 septembre, avec un engagement à revenir à un prix plus élevé pour les producteurs, constituerait une victoire pour la FNSEA, le ministre, et tous ceux qui prônent une action syndicale se voulant plus pragmatique plutôt que la grève du lait jugée par eux sans lendemain.

Les marges des fruits et légumes

Moins conflictuelle sur le plan syndical, la question des fruits et légumes n’en est peut-être pas moins grave sur le plan du revenu des agriculteurs. L’été aura été marqué par des prix systématiquement plus bas de 20 % en moyenne à ceux de l’an dernier.

Un marasme auquel s’est ajouté le choc psychologique d’une exigence bruxelloise : le remboursement d’aides versées il y a plusieurs années aux organisations de producteurs pour leurs plans de campagne. La somme est, en principe, considérable, atteignant 500 millions d’euros y compris des pénalités de retard. Mais Bruxelles semble ouvert à la discussion.

Paris doit rendre sont rapport sur la question le 29 septembre après avoir obtenu un délai supplémentaire. Avant cette échéance, une table ronde, le 22 septembre, aura analysé la répartition des marges au sein de la filière fruits et légumes et la possibilité d’améliorer la situation des arboriculteurs et maraîchers.

Une réunion qui précédera la publication des données issues de l’observatoire des prix et des marges que sont en train de préparer les experts de FranceAgriMer.

Désengorger les marchés

Parallèlement, le gouvernement annoncera sans doute, mi-septembre, la mise en œuvre d’un système de garantie de paiement des exportations de produits agricoles dont surtout les fruits et légumes.

Conjoncturellement, il s’agit surtout de désengorger le marché de la pomme dont l’équilibre dépend pour près de 50 % des exportations.

Toutes ces décisions ne changeront pas la physionomie du revenu 2009 pour les producteurs. Le temps fort de la saison des fruits des fruits et légumes est passé, avec l’été. Mais il s’agit de préparer la saison 2010. Une bonne part des décisions pourrait nourrir la loi de modernisation agricole pour laquelle le ministère de l’Agriculture a commencé à consulter les forces syndicales.


Porcs : les cours en dessous de ceux de 2008

Depuis le mois de mars, tous les cours moyens mensuels du porc (sur le marché au cadran de Plérin) sont inférieurs à ceux du même mois de l’an dernier. Une baisse qui atteignait même 10% en juillet denier.

« Les cours ont connu une brutale dégradation », notent les analystes du marché du porc de Plérin. « Les raisons sont multiples, expliquent-ils, en évoquant les conséquences de la crise économique mondiale. Il suffit d’observer les comportements de tous les marchés mondiaux pour le vérifier. » Le cours du 27 août remontait certes de 2 centimes pour atteindre 1,233 euro le kilo. Mais cela restait encore inférieur à la moyenne constatée en 2008.




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