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Tradition et innovation
Jura agricole et rural
Publié le:  09 septembre 2009
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La chasse actuelle se justifie encore en grande partie – si tant est qu’elle ait besoin d’être justifiée - par la place qu’elle a tenue et qu’elle tient encore dans l’histoire des sociétés dès la préhistoire. Cette évidence reflète plus qu’une tradition : c’est un héritage.

La tradition se veut immuable alors qu’un héritage se doit d’être mis en valeur. Mais les deux éléments se recoupent forcément : c’est dans la tradition que nous trouvons la définition d’une éthique cynégétique maintenant des principes anciens qui définissent par exemple le rapport homme-animal.

Mais ce n’est qu’un aspect de la chasse : l’héritage nous oblige à prendre en compte la dynamique de ces mêmes espèces animales. La question qui se pose aujourd’hui pour notre activité, comme pour beaucoup d’autres, c’est celle de l’innovation. Innover, c’est fabriquer du nouveau, dans la réflexion, les méthodes, les relations, la production de biens et de services.

Cette innovation semble de moins en moins conçue « par le haut » mais émerge davantage du terrain, des réseaux, des territoires.

La mise en commun des connaissances, les réponses aux défis de tous les jours sont les bases de l’innovation bien plus que le décret qui décide qu’on doit innover à tout prix.

La participation de la Fédération des chasseurs du Jura aux côtés d’autres acteurs de notre territoire – agriculteurs, forestiers, élus – montre cette volonté d’être présent dans ces nécessaires adaptations.

La contribution de chacun aux échéances à travers des programmes comme Interreg ou Agrifaune ne peut que permettre aux uns et aux autres de s’enrichir. L’innovation n’est plus alors un concept abstrait mais devient une réponse à de vrais enjeux, et la préservation de notre environnement en est un très fort.

Chasse et agriculture ne peuvent exister l’une sans l’autre. Chacune de ces activités repose sur une tradition multiséculaire, mais c’est aussi un double héritage à gérer. Et ces héritages ne se gèrent pas en 2009 comme il y a 20, 30 ou 50 ans. Dans cette nécessaire gestion, n’ayons donc pas peur de la nouveauté : sans vouloir absolument « faire du nouveau pour du nouveau », réfléchissons aux nécessaires réponses que pose le monde d’aujourd’hui.

L’avenir de nos territoires ruraux, dans la période de changement de toutes sortes que nous subissons, tout en s’attachant à la tradition, ne fera pas l’économie de l’innovation, profitant des échanges et de la contribution de tous ceux qui veulent y participer.




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