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Le directeur régional de l'Agriculture organise la concertation
Crise laitière
Jura agricole et rural
Publié le:  09 septembre 2009
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Face à la crise que traverse actuellement le secteur laitier, le ministre de l'Agriculture a demandé aux préfets d'organiser une réunion dans chacune des régions de France, afin d'identifier des propositions pour faire évoluer l'organisation économique de la filière.

En Franche-Comté, cette réunion a eu lieu le mercredi 2 septembre dernier, sous la présidence du nouveau directeur régional de l'Alimentation et de l'Agriculture, Pascal Wehrlé.

L'occasion pour les représentants des différentes familles de la filière laitière de s'exprimer sur la gravité de la situation et surtout sur les perspectives possibles pour sortir de l'ornière.

Concernant le lait standard, les constats sont unanimes : la situation ne pourra pas durer ainsi encore très longtemps. Les producteurs ont d'énormes difficultés de trésorerie, les prélèvements privés sont compressés au maximum.

Si la crise devait durer, un mouvement important de cessations d'activité n'est pas à exclure, avec des transferts de volumes en direction des filières AOC et les conséquences que l'on peut imaginer sur l'adéquation offre / demande.

Cette situation dramatique est d'autant plus fréquente chez les jeunes installés et chez tous les exploitants qui ont investi durant les dernières années pour se mettre aux normes. Les 30 millions d'euros de FAC débloqués par le gouvernement début juillet sont très largement insuffisants pour répondre à l'ampleur de la crise.

Les représentants de la FRSEA et de la FNPL ont alors demandé qu'à court terme, les Pouvoirs publics interviennent fortement pour permettre à de nombreux producteurs de sortir la tête de l'eau. L'idée d'une année blanche de remboursements par un report d'annuités fait actuellement son chemin.

À moyen et long termes, le problème est tout autre : il s'agit de trouver un palliatif aux quotas laitiers dont la fin est annoncée pour 2014/2015. Il faudra donc remplacer un volume de production défini par l'État par un contrat privé, défini avec un transformateur, et évoluant selon des index fournis par l'interprofession nationale et validés par l'État.

En région Franche-Comté comme dans de nombreuses zones défavorisées, la contractualisation pourrait avoir un impact fort sur l'encrage de la production au territoire. Actuellement, les quotas laitiers sont attachés aux surfaces, quel que soit leur potentiel : Et demain qu'en sera-t-il ?

Quoi qu'il en soit, les contrats ne permettront pas de résoudre les problèmes de marché. Il est donc indispensable de bien distinguer les difficultés conjoncturelles à court terme des adaptations nécessaires pour combler la disparition des quotas.




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