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Les JA réclament un « bilan de santé » de l’agriculture
Rentrée nationale Jeunes agriculteurs
Jura agricole et rural
Publié le:  09 septembre 2009
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William Villeneuve, président des JA

La Finale nationale de labour approche au cœur d’une rentrée agricole plombée par les crises et le désespoir de certains producteurs, notamment laitiers. Face à l’urgence, les JA réclament un « bilan de santé de l’agriculture française », et une action rapide pour réduire les charges.

François Fillon a annoncé la mise en place prochaine de la taxe carbone. Mais les Français, selon plusieurs sondages, n’en veulent pas vraiment, y voyant un impôt de plus en pleine crise économique. Jeunes Agriculteurs, lui, est au diapason de l’opinion publique en réclamant un « bilan de santé de l’agriculture et des agriculteurs français », qui connaissent de graves difficultés économiques.

Pourquoi faire ? Pour prendre des mesures rapides et concrètes visant à réduire le fardeau trop lourd des charges qui pèsent sur le secteur, en France.

On demande même « un plan de relance » chez JA, traduit son président, William Villeneuve, quand il doit préciser la teneur de ce bilan de santé. Une allusion au bilan de santé de la Pac voté fin 2008 et qui s’appliquera en 2010.

Mais ce plan de relance « doit être pour l’agriculture et non pour l’agroalimentaire », avertit JA. Le syndicat est en outre co-organisateur de la grande manifestation nationale de fin octobre, annoncée le 2 septembre par la FNSEA.

« Année blanche »

Car les jeunes qui se sont installés récemment en agriculture sont « souvent ceux qui souffrent le plus » aujourd’hui, explique William Villeneuve, parce qu’ils ne se sont « pas encore constitué de bas de laine ».

Que demande précisément JA ? D’abord, il s’agit de « choisir des curseurs, bancaires, liés aux cotisations sociales, etc. » pour dresser l’état de santé de la profession, « et ça peut être fait rapidement », juge le syndicat.

Conscient que la crise du secteur laitier par exemple, est d’abord celle du marché européen et mondial, JA vise la réduction des charges qui pèsent sur les exploitations agricoles afin de soutenir les trésoreries des agriculteurs et être plus compétitifs en Europe. JA demande donc une « année blanche », au même titre que la FNSEA, « car il n’y a pas de solution aujourd’hui sur le prix », souligne William Villeneuve.

Et au lieu d’une taxe carbone, le syndicat réclame plutôt « un bilan carbone » de l’agriculture, certain que le rôle de capteur de CO2 du secteur n’est pas assez considéré par les Pouvoirs publics.

De plus, JA rejette une nouvelle taxe exclusivement franco-française et milite pour une harmonisation européenne en matière de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre.

Quelle organisation des filières ?

« Il faut que le monde agricole repense son organisation et ses relations avec les autres acteurs du monde agroalimentaire », insiste aussi le président des JA. Il s’agit en fait de se réapproprier les outils de production par la contractualisation, le syndicat rappelant qu’il demande « depuis quatre ans » ce projet de contractualisation « intelligente » et « gagnant-gagnant » entre les producteurs et les industriels ou les opérateurs commerciaux.

JA attend que la future loi de modernisation agricole (LMA), qui sera votée courant 2009-2010, en précise clairement les contours « pour toutes les filières ». La LMA devrait aussi édicter des mesures structurelles sur l’installation, sujet cher aux JA.




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