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Il y a urgence à agir !
Lettre aux politiques
Jura agricole et rural
Publié le:  25 septembre 2009
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Le secteur agricole traverse une crise sans précédent : les prix de nos produits, toutes filières confondues, sont au plus bas et les agriculteurs se sentent abandonnés des Pouvoirs Publics. Mesdames et Messieurs les responsables politiques, la situation est grave et vous n’avez pas le droit de laisser une profession sur le bord de la route comme vous le faites actuellement !

La production alimentaire de nos concitoyens est avant tout une activité stratégique et bon nombre de pays l’ont bien compris. Pourtant, en ne prenant pas la mesure de la situation, vous être en train de sacrifier un pan entier de notre économie.

À la FDSEA et à JA du Jura, nous refusons de laisser des agriculteurs sans perspectives, en considérant qu’il s’agit, comme le disent certains, « d’une nécessaire restructuration ».

Derrière chaque exploitation, il y a avant tout des femmes, des hommes et des familles qui n’ont plus aucune marge de manœuvre et qui vivent dans l’incertitude du lendemain. Nous ne pouvons pas accepter cette réalité avec fatalisme.

C’est pourquoi, nous nous battons pour que les Pouvoirs Publics agissent concrètement et rapidement, en prenant la mesure de la crise que nous traversons. À court terme, nous exigeons le versement anticipé des aides Pac.

Nous demandons la mise en place d’une année blanche de remboursement des annuités d’emprunts et des charges sociales. Vendredi 18 septembre, nous avons eu l’occasion de présenter la situation au Préfet de Région puis, sur le terrain, aux Parlementaires franc-comtois, aux Conseils généraux et à la Région.

À moyen terme, au niveau national, les travaux engagés sur l’observatoire des prix et des marges doivent se traduire par une nouvelle répartition de la valeur ajoutée entre production, transformation et distribution.

Ce nouveau cadre ne devra pas rester théorique. Il devra être clairement défini dans la Loi de Modernisation prévue pour l’automne et mettre un terme au hold-up que pratiquent la grande distribution et certains transformateurs.

Concernant la taxe carbone, il n’est pas envisageable que nous puissions la payer : le poids des charges est déjà bien assez lourd.

Quant au niveau européen, il est indispensable que la Commission revienne sur ses positions ultra-libérales et réinstaure des mécanismes de régulation efficaces. Ces mécanismes existent toujours mais, les niveaux et les volumes d’intervention sont si faibles qu’ils n’ont plus aucun impact sur les prix. Il nous paraît inconcevable que l’Union Européenne sacrifie les Hommes qui offrent une sécurité alimentaire quantitative et qualitative à sa propre population.

La situation que nous vivons n’a pas de précédent dans l’histoire. Depuis des mois, nous travaillons concrètement, à tous les niveaux, pour que nos élus prennent conscience de la détresse dans laquelle nous sommes plongés. Plus que jamais, nous devons nous battre ensemble pour pouvoir encore exister demain.




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