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Alerte sur les trésoreries !
FDSEA
Jura agricole et rural
Publié le:  25 septembre 2009
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Une action commune avec JA est prévue dans les jours qui viennent pour alerter l'opinion sur les difficultés rencontrées par l'ensemble des productions agricoles

« Lait, viande, céréales... nous sommes tous dans le même bateau ! », a déclaré le président de la FDSEA, Frédéric Perrot, lors du conseil de rentrée de la FDSEA.

Une rentrée syndicale marquée par la crise laitière, qui anime une bonne partie des conversations chez les éleveurs et dans les médias mais aussi par des problèmes de baisse de prix qui touchent pratiquement toutes les productions.
Le malaise est réel. La crise économique que connaît le secteur agricole est sans doute la plus grave depuis ces 30 dernières années et les producteurs du Jura sont concernés, à des niveaux différents.
Même le lait AOP peut subir en contrecoup les effets de cette crise. Les représentants de la FDSEA, réunis le 21 septembre à Lons-le-Saunier, connaissent la gravité de la situation et chacun a pu s'exprimer sur la stratégie à mettre en œuvre pour aider les exploitations. Première question de certains producteurs : pourquoi la FDSEA et JA n'ont pas appelé à la grève du lait ? « Jamais nous ne critiquerons les producteurs qui ont fait ce choix tant la situation est tendue au niveau trésorerie mais la solution est complexe, à l'échelon européen.
Toutefois la FDSEA n'est pas restée inactive depuis le début de l'été », précise Frédéric Perrot : rencontres avec les banques pour trouver des solutions aux problèmes de trésorerie, convocation des parlementaires sur le terrain pour exiger un soutien et une solution franco-française, l'Europe refusant pour l'heure de modifier sa ligne de conduite basée sur la dérégulation des marchés. Le lait européen est payé autour de 230 euros la tonne et on assiste à des retournements de marchés : la France importe du râpé à 3 euros le kilo ! « La pression doit être maintenue au niveau européen pour obtenir une maîtrise de la production mais il est également urgent d'agir sur les charges où certains vont rester sur le bord de la route... », alerte Laurent Basset, président de la section lait standard. Un courrier a été adressé dans ce sens aux parlementaires (pour le lire, cliquer ici).

Pédagogie et action

« La pédagogie c'est bien, mais il faut également un discours adapté à la crise. », ajoute Vincent Rouget du canton de Rochefort. Les responsables de la FDSEA ont bien entendu le message et veulent « des actions visibles mais sans démagogie ».

Une action commune avec JA sera d'ailleurs prévue dans les jours qui viennent à proximité d'une grande surface avec une communication explicite sur les difficultés rencontrées par l'ensemble des productions et une vente de lait « au prix producteur ». « Le message envoyé à l'opinion publique ne doit pas dévaloriser la matière première », prévient Cédric Bongain représentant JA.

« Mieux vaut expliquer que l'éleveur doit vendre 3 litres de lait pour en acheter un en grande surface ! Qu'il doit vendre 10 kg de blé pour acheter une baguette ! »

Raphaël Farrugia évoque aussi le travail réalisé actuellement par la filière ovine au niveau du prix et des relations avec la GMS et la nécessaire pédagogie à destination du consommateur français.
« Il faut lui apprendre à préférer le produit français, sa traçabilité…»

Pour faire entendre la voix de l'ensemble des producteurs touchés par la crise, une grande manifestation est également prévue le 16 octobre dans les régions et au niveau national.

Irrigation, élections

Le conseil de la FDSEA a également fait le point sur le dossier « après betteraves », un projet qu'elle soutient fortement. Deux Associations Syndicales Autorisées se mettent en place sur les vallées de la Loue et du Doubs pour environ 3 000 ha de création ou modernisation de réseaux d'irrigation, projet qui devrait être aidé à hauteur de 80%.

Il a aussi été question d'élections. « L'élection des délégués MSA est un enjeu important pour la profession. Elle marque notre détermination à maintenir un régime de protection social adapté à ses particularités », précise Emmanuel Faivre, vice-président de la MSA de Franche-Comté.

Les élections MSA se dérouleront le 26 janvier 2010. Mais avant cela, d'autres échéances attendent les agriculteurs : les cantons devront élire leurs représentants au GDS lors des réunions programmées fin octobre début novembre. Du 15 au 31 janvier 2010, bailleurs et preneurs devront élire leurs représentants aux tribunaux paritaires des baux ruraux.

Enfin, le conseil FDSEA est revenu sur divers dossiers : la tournée syndicale de l'hiver sur le thème des incidences du bilan de santé de la Pac sur les exploitations, le projet de groupement d'employeur régional, la cotisation syndicale FDSEA et l'intérêt de la carte moisson, une rencontre prévue avec Groupama sur l'assurance climat, le Projet agricole régional...




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