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Des leviers pour réduire le coût alimentaire
Lait standard
Jura agricole et rural
Publié le:  02 octobre 2009
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Il faut bien valoriser l’herbe lorsqu’elle est présente. Les rations distribuées aux vaches laitières en saison estivale sont très variables.

Cela va de la ration zéro pâturage à la ration toute herbe pâturée en passant par de nombreux intermédiaires. Parmi ceux-ci, l’affouragement en vert, ou la ration demi-maïs demi-pâture.

La pâture sept fois moins chère

Malgré cette diversité de bases fourragères, les performances animales sont peu variables pour des troupeaux au stade de lactation identique.

Si la base fourragère n’est pas discriminante sur le niveau de production, elle l’est, et très fortement, sur le coût alimentaire. Il suffit de rappeler que l’herbe pâturée coûte sept fois moins cher que du maïs ensilage pour imaginer les écarts de coût alimentaire.

Si l’on ajoute à cela l’économie réalisée en complément protéique, il apparaît vraiment opportun et judicieux de faire pâturer les vaches lorsque cela est possible.

La disponibilité en herbe est souvent le facteur limitant

Le pâturage reste difficile en région de plaine. La pousse de l’herbe est souvent pénalisée par l’absence de précipitation.

Des solutions existent, les repoussent de deuxième cycle après ensilages d’herbe ou enrubannage offrent en général une herbe abondante et de très bonne qualité. Ce fourrage pourrait alors être soit pâturé soit distribué en vert aux vaches laitières. L’implantation de luzerne naturellement résistante à la sécheresse peut également permettre l’apport d’un fourrage riche en protéine très complémentaire du maïs ensilage.

À plus long terme, une réflexion peut être menée sur les exploitations de plaine pour envisager l’implantation de prairies multi-espèces, apportant une garantie de production de fourrage vert, même en conditions sèches.

– Exemple d’une ration « anticrise » :

•Pâturage 2e cycle après fauche : 10 kg de matière sèche
•Ensilage de maïs : 15 kg brut
•Tourteau 50 % soja 50 % colza : 1kg
•Orge : 2 ,5 kg
•Lithotamne (apport de Calcium) :100 g.

Cette ration permet une production de 26 kg de lait. La surface totale en pâturage devra être de 13,5 ha pour un troupeau de 40 vaches. On part ici sur une hypothèse d’une pousse de 30 kg de matière sèche par ha et par jour.

C’est la croissance observée actuellement sur les prairies de plaine. La complémentation en minérale n’est nécessaire que pour le calcium, en effet la ration est déjà suffisamment pourvue en phosphore.

On obtient une ration particulièrement économique puisque le coût total de cette ration est de 51euros pour 1 000 kg de lait produit.
Ce coût se décompose ainsi : 25 euros pour les fourrages, 25 euros pour les concentrés et 1euro pour le minéral.

Éviter les concentrés et minéraux de luxe

Lorsque le prix du lait est au plus bas, il faut être très vigilant dans le choix des compléments achetés afin de ne pas trop réduire la marge sur coût alimentaire.

Deux postes sont particulièrement à surveiller : les concentrés protéiques et les minéraux et compléments alimentaires.

La règle à appliquer est simple, avant d’acheter un produit, il faut se poser la question du retour sur investissement.

L’utilisation de matières premières plutôt que des aliments complexes est souvent avantageuse.




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