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À Bruxelles, rien de nouveau...
Communiqué FNPL
Jura agricole et rural
Publié le:  08 octobre 2009
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Comme les éleveurs devaient malheureusement s'y attendre, le Conseil extraordinaire  des ministres européens de l'agriculture de ce 5 octobre n'a débouché sur aucune remise  en cause du processus de réforme du secteur laitier engagé en 2003 et renforcé par les  conclusions du bilan de santé de la PAC.

Malgré les efforts du Ministre Bruno le Maire, la ligne  suivie par l'Union Européenne dans l'évolution de  la PAC n'a pas subi la moindre inflexion.

Le Conseil et la Commission européenne jouent avec les mots :

- ils parlent de « nouvelle régulation » européenne mais il  n'y a pas le moindre retour en arrière sur le désengagement  progressif de la puissance publique dans la gestion des  marchés ;
- ils parlent de « volumes indicatifs » de production après  2015 mais ce ne sont en aucun cas des quotas, donc sans  réel impact sur la bonne adéquation entre l'offre et la  demande ;
- ils parlent d'une « autorité européenne » chargée d'examiner  les marchés laitiers et les prix, c'est de l'information,  pas de la régulation ;
- ils parlent d'une « relation conventionnelle » entre  producteurs et transformateurs, ce n'est ni plus ni moins  que de la contractualisation.

Les éleveurs attendent transparence et qu'on leur parle un langage de vérité.

Comme l'a toujours dit la FNPL, la bataille à Bruxelles sur  les outils de l'ancienne OCM n'est malheureusement plus  d'actualité depuis la mise en œuvre opérationnelle du bilan  de santé. Dès lors, utilisons notre énergie pour faire en  sorte que les décisions qui y seront prises ne condamnent  pas la France au modèle agricole nord européen.

- Il est impératif d'obtenir des avancées significatives sur  l'application du droit de la concurrence, seules à même de  permettre la structuration des producteurs au sein d'une  filière économiquement performante mais également  porteuse de valeurs sociales, de développement durable et  d'aménagement du territoire.

- La France doit permettre aux producteurs de passer ce  cap difficile, en particulier en répondant positivement à la  demande d'année blanche.

- Elle doit aussi, dans le cadre de la prochaine loi de  modernisation agricole, permettre aux éleveurs de discuter  d'égal à égal avec les industriels, dans un rapport de force  équilibré et loyal.

- Enfin, très vite, les producteurs doivent avoir des signes  concrets sur le fait que l'amélioration actuelle de la conjoncture  laitière se traduise dès le mois de janvier sur le prix du  lait, dans les conditions prévues par l'accord du 3 juin.

Nous ne voulons plus de mots, mais des actes...




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