• Bruno Dupont, Fédération nationale des producteurs de fruits : « Nous voulons sauver nos revenus ! »
« Nous voulons sauver nos revenus, et aboutir à une meilleure compétitivité de notre secteur par rapport à nos partenaires européens ! Ces gains de compétitivité, nous les obtiendrons en réduisant le coût du travail dans notre filière par exemple.
Derrière, c’est aussi la question d’une meilleure organisation de notre filière qui est posée.
• Claude Berger, section nationale des anciens exploitants : « les anciens soutiennent les actifs »
« Dans les revendications portées pour le 16 octobre, il est fait état des retraites, ceci à la demande pressante de la SNAE, pour que les engagements du gouvernement soient respectés.
Au-delà de cette demande, les Anciens doivent accompagner et soutenir les actifs, c’est indispensable compte tenu de la situation de crise actuelle. »
• Christophe Terrain, AGPM « Nous devons nous battre à armes égales »
« L’économie du maïs va très mal. Avec un prix Fob Bordeaux actuellement à peine supérieur à 115 euros/t, la marge est évidemment négative. Alors que le bilan de santé de la Pac se traduira par un prélèvement sur nos soutiens, aveugle, arbitraire, et fondé sur des arguments erronés ; le bilan de santé et les clignotants des exploitations maïsicoles sont aujourd’hui tous au rouge.
C’est évident, la situation actuelle ne peut perdurer, car au-delà des exploitations maïsicoles et des familles qui en vivent, c’est l’économie d’une filière avec ses outils économiques, ses ateliers de transformation,… qui est en jeu, voire l’équilibre socio-économique de territoires. Or, les producteurs ont besoin d’une Pac qui leur donne de la lisibilité sur la durée. »
• Pierre Chevalier, Fédération nationale bovine : « Les éleveurs sont en rupture de trésorerie »
« Les éleveurs de viande bovine connaissent, depuis plus de deux ans, une crise d’une extrême gravité. Leur revenu a en effet chuté de 29 % en 2007, puis de 22 % supplémentaires en 2008 : soit plus de 50 % en deux ans.
Et le contexte 2009 ne s’annonce pas meilleur avec à la fois une baisse des cours des bovins finis et le maintien de coûts de production à des niveaux élevés. Nous appelons tous les éleveurs à se mobiliser massivement.
Les producteurs de viande bovine sont la lanterne rouge du revenu agricole et la plupart d’entre eux sont dans une situation extrême de désarroi et de détresse.
Pour qu’ils ne soient pas contraints de lâcher prise, il est indispensable de les accompagner dans cette période particulièrement difficile. »


