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Depuis janvier, il manque 25 % des pluies habituelles
Bilan agro météo de septembre 2009
Jura agricole et rural
Publié le:  08 octobre 2009
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En cette fin de septembre 2009, tous les indicateurs météorologiques sont passés au rouge.

Pluies très déficitaires, températures supérieures à la normale, ETP élevée… Tout converge pour créer une situation préoccupante alors que vient, au 1er septembre, de débuter l’année hydrologique qui permet le rechargement des nappes phréatiques.

Avec seulement 38 % des précipitations normales enregistrées sur les treize stations étudiées, le mois de septembre confirme une année 2009 particulièrement sèche.

Seul, le premier trimestre aura connu un excédent de pluviométrie avec 107,2 % de précipitations cumulées sur un périmètre compris entre Dijon et Montélimar et Saint-Étienne à Bourg Saint-Maurice. En mai, il manque 54 % de la pluviométrie.

En juin, le cumul dépasse de 3 % les précipitations normales mais en juillet il manque 22 %. Pareil en juillet et au mois d’août, il manque 62 % de la pluviométrie que reçoit habituellement cette zone !

Pour ce mois de septembre, pas une seule station n’est épargnée.

Les plus affectées par la sécheresse sont Lanas dans l’Ardèche où il n’est tombé que 25 millimètres de pluie là où la normale en apporte habituellement 182, mais aussi Chambéry (21,6 mm contre une normale à 147,8). Seule la station des Sauvages dans le Rhône est la mieux servie avec 73 % de ses millimètres habituels.

Dijon se distingue

Ce printemps et cet été secs donnent un bilan agronomique (du 1er janvier au 30 septembre) déficitaire de 25 %. Seule la station de Dijon affiche un modeste et curieux excédent de 2 %.

Toutes les autres stations sont dans le rouge. Parfois gravement, comme à Lyon Saint-Exupéry où il manque depuis le 1er janvier 36 % des précipitations normales. À Chambéry, 37 % de déficit, 34 % à Bourg Saint Maurice 34 % à Lanas, 30 % à Saint-Geoirs dans l’Isère.

Températures en hausse

Dans le même temps, les températures se sont sensiblement élevées. Au mois de septembre, on enregistre entre 6 et 8 % de somme de températures en plus sur la zone étudiée mais parfois c’est encore supérieur.

Même en montagne, à Bourg Saint-Maurice, la somme des températures est de 15 % supérieure à la normale ! Ces températures élevées s’accompagnent évidemment d’une évapotranspiration (ETP) elle-même élevée. Sur le mois de septembre, elle reste cependant très légèrement inférieure à la normale (99,21 %).

En revanche, depuis le 1er avril 2009 elle est supérieure de 6,5 % à la normale : 11, 7% à Mâcon, 14,4% à Montélimar, 9 % à Ambérieu. Plus de chaleur et moins de pluie, le spectre de l’affaiblissement des nappes phréatiques est présent dans tous les esprits.




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