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Les sondes installées dans les puits ont pu mesurer le temps de remontée de l'eau dans la nappe après que les canons d'irrigation aient fonctionné pendant 48 heures. |
Comment réagit la nappe phréatique au pompage pour l'irrigation ? Tel était l'objet des mesures réalisées dans la plaine du Jura, début octobre, dans le cadre des projets d'irrigation collectifs.
Pendant une semaine, la société Euryece, société drômoise spécialisée dans les mesures liées à l'environnement, a effectué des mesures sur la nappe phréatique de la Basse Vallée de la Loue et du Doubs en se concentrant particulièrement sur les zones concernées par les projets d'irrigation collectifs.
Pascal Suzzoni est intervenu sur des parcelles situées à Chaussin, Parcey, Vaudrey et Santans, selon un protocole bien défini : le pompage s'effectue dans la nappe pendant 48 heures à partir de trois puits existants, pendant que trois autres situés aux alentours servent de référence.
L'observation de la remontée du niveau d'eau dans les puits, qui a pris une quinzaine d'heures, permet de mesurer les caractéristiques de la nappe.
Des sondes automatiques enregistrent les variations de niveau d'eau toutes les 30 secondes dans les différents puits.
« En fonction de la baisse de niveau et du débit de la pompe, ces mesures permettent de savoir comment la nappe réagit au pompage, si l'eau circule bien ou mal. Par calcul, il est possible d'extrapoler en fonction du débit de pompage prévu » explique le technicien d'Euryece. Des mesures ont également été réalisées à proximité de la Loue pour évaluer les risques d'influence sur la rivière.
La nappe bouge naturellement
D'après les premières données, les piézomètres (puits de référence) n'ont pas bougé pendant toute la durée du pompage. La nappe bouge de manière naturelle et peut varier d'1 à 2 cm en l'espace de 48 heures sans que cela soit imputable aux puits.
« La nappe est bonne, avance Pascal Suzzoni, sans grande surprise. Les agriculteurs le savaient intuitivement, l'étude va permettre de mieux le quantifier ».
L'ensemble des mesures est maintenant entre les mains d'un autre bureau d'études, Sciences Environnement, à Besançon qui est chargé d'exploiter les données..


