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Ensilage de maïs |
Les valeurs moyennes des analyses réalisées sur les cent soixante premiers ensilages de maïs plantes entières, non irrigués et irrigués de la campagne 2008 sur les régions Rhône-Alpes et Bourgogne, montrent de forts taux de matière sèche, une digestibilité assez faible et des valeurs énergétiques à la baisse.
Les tendances ont été tirées au début du mois d’octobre. À cette période, les produits analysés sont presque tous des verts, issus de prélèvements à la confection du silo. Les premiers échantillons sont arrivés au laboratoire vers le 20 août (en 2008 vers le 15 septembre). Les maïs non irrigués ont craint le sec sur un bon nombre de zones et ont définitivement séché vers la fin août.
Les résultats sont issus des analyses infrarouges (IR) fortement majoritaires et de quelques analyses en chimie. La qualité des analyses IR est très satisfaisante, très proche de la chimie.
Le tableau 1 dans notre édition papier permet de dégager les résultats suivants.
La comparaison entre 2009 et 2008 montre en définitive des écarts significatifs sur MS, MAT, CB, NDF, et dMO, UF et PDI.
La matière sèche moyenne est de 5 % plus élevée que celle de 2008, ce qui est une différence importante, interprétée facilement.
La valeur moyenne de l'azote et donc de la MAT est de 10 % supérieure à celle de 2008. Le taux de cellulose est également de 10% supérieur à celui de 2008. Le NDF représentant les hémicelluloses, celluloses et lignines est supérieur en 2009 d'environ 5 %.
Le taux d'amidon est proche sur les deux années.
Aussi, il en découle sur les valeurs nutritives :
- la digestibilité de la MO (dMO) perd un point en moyenne.
- les UF sont en moyenne plus bas de 0,01 (ce qui ne paraît pas encore très significatif).
- et les PDI moyens sont un peu supérieurs à ceux de 2008.
Digestibilité de la matière organique
La présentation, adoptée depuis des années selon des classes de digestibilité de la matière organique (dMO), permet de bien hiérarchiser les maïs (voir tableau 2 dans notre édition papier).
Ces quatre classes se répartissent entre des maïs relativement peu digestibles (dMO<70.6 %) jusqu'à des maïs très digestibles (dMO > 73 %).
Le pourcentage indiqué dans la colonne répartition est le pourcentage d'échantillons sur la population totale se situant dans la classe considérée.
On interprète qu'à ce jour, il y a en 2009 davantage d'échantillons peu digestibles (42 % contre 25 %), moins de bons et de très bons maïs (23 % contre 32 % et 14 % contre 17 %).
Les constats tirés de la comparaison des moyennes générales se retrouvent par classe de digestibilité.
De façon pratique, pour l’éleveur, il suffit de comparer la dMO de son analyse, de regarder dans quelle classe il se situe.
En fin d’année, une synthèse plus complète de toutes les analyses faites de septembre à décembre 2009 sera réalisée et publiée, et permettra d’affiner les conclusions. En règle générale, les tendances reflètent déjà bien la situation.
D’après les analyses du laboratoire César


