Après deux mois de campagne, la baisse de la production française d’aliments du bétail se poursuit, confirmant l’orientation négative de 2008/2009.
En août, selon les statistiques de Coop de France et du SNIA, cette baisse aurait atteint 5,8 %, affectant l’ensemble des secteurs : - 10,8 % pour l’aliment bovins, - 7,4 % pour l’aliment porcs et –3,1 % pour la volaille.
Depuis le début de l’année, la production nationale a atteint 13,4 millions de tonnes, soit un recul de 7,2 % sur la période correspondante de 2008, le secteur le plus éprouvé étant celui des aliments bovins avec – 12,2 %. L’aliment volailles accuse un repli de 4,9 %, mais surtout, la dégradation de l’aliment porcs s’accentue, atteignant -7 %.
La diminution de la production d’aliments pour bovins, bien qu’importante intervient après les très fortes progressions de 2007/2008 et peut encore être considérée comme un retour à la normale, à condition qu’elle ne continue pas de s’aggraver.
La diminution des fabrications d’aliments volailles est freinée par la résistance des spécialités poulets de chair, stabilisée au plan national et qui connaît même une orientation positive en Bretagne, tandis que la dégradation du compartiment porcs traduit la précarité de cet élevage.
Si l’on considère l’évolution de la production d’aliments sur douze mois, de septembre 2008 à août 2009, leur volume a diminué de 5,8 % par rapport à la période correspondante de 2008/2009, avec 20,6 Mt. On s’attend donc pour l’ensemble de la campagne en cours à un bilan du même ordre.
La baisse des fabrications est ressentie au niveau des incorporations de céréales par les fabricants d’aliments du bétail. Le dernier conseil céréales de FranceAgriMer a été amené à diminuer de 100 000 t ses estimations d’utilisation de blé par l’industrie de la nutrition animale.
Autant pour le maïs, tandis que la prévision pour l’orge n’a été que maintenue à 1,6 Mt, malgré le prix attractif de cette céréale.


