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Les enseignements de quatre ans d’étude
Méteils
Jura agricole et rural
Publié le:  22 octobre 2009
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Le méteil est un fourrage qui ne coûte pas cher à produire.

Dans le cadre du Pep bovins lait Rhône-Alpes, près de 200 parcelles de méteils ont été suivies pendant quatre ans dans quatre départements. Voici quelques-uns des enseignements que les techniciens tirent de cette étude.

Lors des cinquièmes rencontres du Pep bovins lait qui se sont tenues fin septembre au lycée agricole du Valentin, à Bourg-les-Valence (Drôme), la synthèse de quatre années d’étude sur les méteils et céréales immatures a été présentée.

Près de 200 parcelles de contextes pédoclimatiques divers ont ainsi été suivies par les chambres d’agriculture et les contrôles laitiers de la Drôme, de l’Ardèche, de l’Isère et du Rhône.

Des rendements intéressants

Ce suivi montre des rendements fourragers importants pour une seule coupe, de l’ordre de huit à douze tonnes en moyenne sur quatre ans. Une part importante du rendement est assurée par les céréales (triticale, blé et avoine). La présence des légumineuses à la récolte est difficile à prévoir (selon les conditions météorologiques de l’hiver et du printemps).

La variété de vesce la plus régulière est pépite. En pois fourrager, la variété Assas semble la plus adaptée en termes de résistance à la verse et au froid.

Pour le semis, il faut raisonner la dose en fonction du poids de 1 000 grains et viser une densité de semis de 350 à 400 grains au mètre carré, quelles que soient l’espèce et la variété. Concernant les légumineuses, les techniciens conseillent de semer, en complément de la céréale, un mélange composé de 20 kilos de vesce et 30 kilos de pois fourrager ou bien 30 kilos de vesce seule.

Pour ce qui est de la complémentarité des espèces, le triticale et le blé apportent de la productivité au mélange, l’avoine de l’appétence et une matière sèche moins élevée à la récolte. Les céréales servent aussi de tuteurs aux légumineuses. La vesce et le pois, eux, apportent des protéines et de l’appétence.

Une culture économique

Le méteil ne coûte pas cher à produire, sa culture est très économique (pas de désherbage et peu d’intrants). En matière de fertilisation, les techniciens conseillent d’utiliser en priorité des fumiers et composts.

Pour les parcelles ne recevant pas d’amendements organiques, il est recommandé de ne pas dépasser 80 unités d’azote minéral et d’adapter la dose à ses sols et à son potentiel de rendement.

Les méteils sont des fourrages intéressants pour les animaux à faibles besoins énergétiques, comme les génisses et les vaches allaitantes. Ils constituent, en outre, de très bons compléments pour des rations à base de maïs ensilage, apportant de la fibrosité. Pour une utilisation « en plat unique » ou avec de l’herbe, l’éleveur devra relever les apports de concentrés énergétiques de façon importante.

De la souplesse dans la gestion des stocks

Concernant la récolte des méteils, la voie humide est à privilégier, c’est-à-dire l’ensilage au stade « laiteux-pâteux » de la céréale. Il faut se fixer comme objectif un taux de matière sèche de 30 à 35 %.

Les bonnes pratiques de confection d’un silo doivent être rigoureusement respectées afin d’éviter un échauffement de l’ensilage et, ainsi, assurer sa conservation.

Un méteil ou mélange de céréales peut aussi être récolté en grains, selon l’état des stocks fourragers du printemps. Cela donne de la souplesse dans la gestion des stocks de fourrages…

Pour Jean-Philippe Goron, animateur du Pep bovins lait Rhône-Alpes, « souplesse et économique sont les deux maîtres mots du méteil ».




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