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Pour une ration équilibrée
Maïs fourrage en élevage bovin
Jura agricole et rural
Publié le:  22 octobre 2009
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Le maïs fourrage est aujourd’hui la base de l’alimentation hivernale des troupeaux bovins laitiers. Il est également utilisé en complément du pâturage en été et à l’automne.

Le maïs fourrage est avant tout une source d’énergie pour les bovins. Il peut apporter jusqu’à 80 % de l’énergie nécessaire dans une ration pour les vaches laitières.

Il n’est jamais distribué seul aux animaux parce qu’il est déficitaire en protéines, en minéraux et en vitamines. Pour être bien valorisé, il doit donc au minimum être associé à un correcteur azoté, minéral et vitaminique, de manière à couvrir les besoins de production et à assurer un bon fonctionnement digestif.
La ration animale doit en même temps être appétente. Il convient de veiller à la qualité « hygiénique » de la ration, c’est-à-dire à sa capacité à être bien digérée sans perturber l’équilibre microbien du rumen.

Autrement dit, la ration doit avoir une « fibrosité » suffisante : en pratique, il a été mis en évidence qu’une bonne ration pour vache laitière contient entre 22 et 28 % d’amidon.

Les éleveurs doivent éventuellement associer au maïs une source de fibres (fourrage ou concentré) de façon à respecter la teneur en amidon.

Une bonne digestion des fibres

D’après les indications d’Arvalis Institut du végétal, « 22 % d’amidon dans la ration permet une bonne digestion des fibres végétales dans le rumen. Mais l’ingestion peut être limitée par l’encombrement des fourrages. Ce type de ration convient pour les niveaux de production faibles et moyens. Au-delà de 28 % d’amidon dans la ration, des signes avant-coureurs de l’acidose peuvent apparaître ».

Concernant les jeunes bovins, l’ensilage de maïs, associé à une céréale et à un correcteur azoté, a été la base du développement de l’engraissement depuis des décennies.

Selon les données d’Arvalis, « on peut dire que la vitesse de croissance moyenne sur la période d’engraissement d’animaux de race à viande varie proportionnellement à la densité énergétique des rations. C’est pourquoi une bonne ration pour bovins à l’engraissement peut contenir jusqu’à 38 % d’amidon ».

D’après Arvalis Institut du végétal


Repères

Depuis plus de dix ans, les surfaces de maïs fourrage sont relativement stables en France et couvrent entre 1,4 et 1,5 million d’hectares suivant les conditions climatiques de l’année. On le cultive dans toutes les régions françaises (à l’exception de l’extrémité Sud-Est) et parfois jusqu’à plus de 900 mètres d’altitude.

Sa régularité de rendement et de qualité, sa valeur énergétique élevée, mais aussi la simplicité de culture et de conservation peuvent expliquer que le maïs fourrage reste l’un des piliers de l’alimentation hivernale des bovins.




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