Le sommeil est un véritable problème de société : 30% des Français se plaignent de troubles du sommeil, 30% des accidents mortels sur autoroute sont provoqués par une somnolence au volant et 33% des plus de 50 ans prennent des médicaments pour dormir.
Le sommeil et surtout les troubles qui y sont liés, sont un véritable fléau pour nos vies. De plus chacun de nous est concerné ! Qui, en effet, n’a jamais senti cette pointe de somnolence contre laquelle on lutte vainement, au volant comme ailleurs ?
Les ennemis de la vigilance
Lorsque nous sommes victimes de la somnolence au volant, les effets sont immédiats : notre vue est perturbée, nos réflexes diminuent et notre appréciation de la vitesse devient très aléatoire…Un moment même passager de somnolence au volant rend la conduite dangereuse pour soi-même et pour les autres.
Le sommeil est un besoin fondamental et il est essentiel de le respecter. Un sommeil de mauvaise qualité ou en quantité insuffisante explique en grande partie l’état de somnolence au volant.
D’autres facteurs sont à prendre en compte, tels que la prise d’alcool, de drogues et de médicaments. Ces derniers font d’ailleurs l’objet d’une signalisation très stricte.
Lisez bien la notice, elle vous indiquera si votre traitement est compatible ou non avec la conduite. Les trajets longs, monotones ou familiers notamment après les repas ou durant la nuit sont également propices à la somnolence.
Que faire ?
Pour commencer : une évidence ! Prenez la route après une bonne nuit de sommeil ou essayez de faire une sieste avant le départ. Respectez votre rythme naturel et habituel de veille et de sommeil.
Ne prenez pas la route de nuit si vous n’avez pas l’habitude de veiller.
Durant le trajet, pensez à faire des pauses fréquentes et à vous hydrater régulièrement.
Ces quelques gestes suffisent à maintenir votre vigilance quelques heures de plus.
Le truc du spécialiste
Les spécialistes du sommeil, attachent une grande importance à la sieste. Selon eux, une bonne nuit de sommeil devrait être complétée par 10 à 20 minutes de sieste dans la journée.
Ces quelques minutes de détente (même en position assise, la tête dans les bras) suffisent à recharger les batteries de l’organisme pendant plusieurs heures.
Cette méthode est également valable au volant : dès les premiers signes de somnolence, arrêtez-vous, même si vous êtes proche de votre destination. Il vous suffit de faire une sieste de 15 minutes pour améliorer votre vigilance pendant une à deux heures.
Autrement dit, vous perdez un peu de temps mais vous gagnez en efficacité et surtout, vous augmentez vos chances d’arriver à destination sain et sauf !


