Le Conseil d’État avait écarté définitivement la responsabilité de l’Inra dans l’affaire de la contamination par le virus de la sharka des vergers de la société gardoise Campuget,à Bellegarde, dans un arrêt de cassation daté du 7 août 2008.
L’Institut demande aujourd’hui « le respect de cette décision » et attend de récupérer l’indemnité de 420 000 euros qu’il avait indûment versée en 2002 à la société plaignante.
Cette dernière reste sourde aux multiples demandes de rétrocession de l’Inra. L’Institut a tenu aussi à préciser, le 27 octobre, qu’« il n’a jamais planté ou greffé de matériel végétal infecté dans ses vergers», soulignant que les travaux sur la sharka « se font exclusivement en milieu confiné à Bordeaux et Avignon avec toutes les précautions requises».
Le virus de la sharka s’attaque aux fruits à noyaux, en altère la forme et les qualités gustatives, les rendant ainsi impropres à la commercialisation malgré une absence de nocivité pour l’homme.


