Orama
Pour les producteurs de céréales qui vont subir une baisse du résultat« de 80 % en 2009 » selon les centres de gestion, « les mesures annoncées par le président de la République (…) ne pourront avoir qu’un effet éphémère et seront seulement de nature à retarder les échéances très graves pour de nombreux exploitants », estime Orama.
« Cet effet sera d’autant plus éphémère que, sauf retournement improbable des marchés, la situation des producteurs de céréales et d’oléoprotéagineux ne pourra qu’empirer en 2010 », précise l’organisation des grandes cultures.
FNB
La Fédération nationale bovine estime « qu’aucune mesure particulière et adaptée n’est prévue pour répondre à la situation spécifique des producteurs de viande bovine, en crise majeure de revenu depuis trois ans ». Ainsi la revendication prioritaire portant sur l’année blanche « n’a pas été retenue », alors qu’elle aurait permis de reporter en fin de tableau les annuités d’emprunt 2009, ce qui aurait constitué « une véritable mesure de sauvetage des exploitations ».
Au bout du compte, seule la prise en charge d’intérêts « apparaît comme la seule mesure susceptible d’apporter un début de réponse sous réserve d’être élargie à l’ensemble des prêts de modernisation contractés par les producteurs de viande ».
Fruits et légumes
Pour la Fédération nationale des producteurs de fruits et Légumes de France, « le compte n’y est pas ».
Et de souligner que la baisse des charges qui a été décidée ne porte que sur 1 euro de l’heure pour les seuls emplois occasionnels alors que l’heure travaillée coûte 12 euros en France contre 6 euros chez nos concurrents.
Bref, « le problème reste entier » pour les producteurs de fruits et légumes qui attendent du président de la République que ses engagements de campagne électorale soient honorés : une baisse réelle des charges, la mise en place d’un nouveau mode de financement de la protection sociale ainsi que le respect de la réglementation européenne pour tous les produits commercialisés en Europe.
FNPL
La Fédération nationale des producteurs de lait a accueilli plutôt positivement les annonces du président de la République avec toutefois un regret, l’année blanche demandée est plutôt « une année grise ».
Dans la mesure où la prise en charge des intérêts n’est que partielle. Néanmoins l’essentiel reste à faire, par la mise en place d’une véritable politique de régulation au niveau européen pour éviter la volatilité et l’effondrement des prix.
Viticulture
L’association générale de production viticole (AGPV) est rassurée par les propos du président de la République.
En effet, la prise en charge des cotisations MSA ainsi que celle du foncier non bâti faisaient partie des demandes que l’association avait exprimées en juillet dernier. Comme d’ailleurs l’exonération des cotisations patronales pour les travailleurs occasionnels.
Néanmoins, si ce plan se veut rassurant et reprend plusieurs mesures portées par l’AGPV, « la filière viticole attend que l’ambition affichée sur la réforme de la Pac se concrétise » et que le président de la République s’engage « pour mettre en place des outils de régulation rénovés de la production et des marchés, notamment pour gérer les plantations ».
APCA
L’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA) estime que les annonces du président de la République traduisent « un effort conséquent de l’État ».
Tout en mesurant les limites de l’exercice : le milliard d’euros de prêts bancaires et les 650 millions d’euros de réductions de charges sont à rapporter à la perte prévisionnelle de 20 % du revenu des agriculteurs en 2009, c'est-à-dire 2,5 milliards de pertes nettes du revenu de la ferme France.
C’est la raison pour laquelle, l’APCA estime « qu’au-delà des mesures de court terme, il faut repenser en profondeur les politiques agricoles », en rénovant à Bruxelles les outils de régulation du marché et en renforçant le pouvoir des producteurs dans les filières agroalimentaires.
FNO
Les annonces du président de la République « sont une réponse au désarroi des éleveurs » estime la Fédération nationale ovine. Les éleveurs ovins en grande difficulté économique depuis des années reçoivent ces annonces « comme une bouffée d’oxygène supplémentaire et indispensable pour tenir jusqu’à la mise en œuvre effective du bilan de santé de la Pac qui n’interviendra pas avant la fin 2010 », souligne la FNO.
FNP
« Le président de la République semble avoir mesuré l’extrême gravité de la crise que subissent les éleveurs de porcs depuis deux ans » estime la Fédération nationale porcine. Tout en rappelant aussitôt que « ils sont impatients d’en mesurer l’application concrète » alors que les aides annoncées en avril et en septembre ne sont toujours pas versées.
Néanmoins la FNP est un peu déçue que l’année blanche demandée ne soit pas une réelle année blanche Elle plaide également pour que le doublement du plafond des aides de minimis qui a été porté à 15 000 euros par Bruxelles soit effectivement mis en œuvre.


